Sarkozy au chevet des "souffrances" harkies

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Sarkozy au chevet des "souffrances" harkies
Lors de sa campagne électorale en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis, s'il était élu, de reconnaître "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis".@ REUTERS
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Le président-candidat a reconnu vendredi que la France avait une "dette" à leur endroit.

En 2007, Nicolas Sarkozy, alors en campagne, avait fait cette promesse : s'il était élu, il reconnaîtrait "la responsabilité de la France ans l'abandon et le massacre des harkis". Les associations lui reprochent de ne pas avoir tenu parole. Vendredi, lors d'une visite de campagne à Nice, le président-candidat a reconnu que les autorités françaises s'étaient rendues coupables "d'injustices" et "d'abandon" à l'endroit des harkis après la fin de la guerre d'Algérie et que la France avait une "dette" à leur endroit.

"Je suis venu porter témoignage de cette injustice pour qu'au fond, vous-mêmes, les descendants de harkis, vous puissiez pardonner ce qui est arrivé à vos parents", a déclaré le candidat de l'UMP à l'Elysée, lors d'un discours prononcé devant des associations de familles de rapatriés d'Algérie et de harkis.

"Une dette à l'endroit des harkis"

"Pour que vous puissiez pardonner, il faut que la République reconnaisse qu'il y a eu une injustice, qu'il y a eu une forme d'abandon, c'est fait. Maintenant, pardonnez, parce que la République a besoin de vous", a-t-il lancé."Les harkis ont le droit à ce respect, à cette reconnaissance, et ont le droit qu'on leur dise qu'à l'époque, les autorités françaises ne se sont pas bien comportées à l'endroit de ceux qu'elles auraient dû protéger", a insisté Nicolas Sarkozy, qui a précisé à plusieurs moments de son discours qu'il s'exprimait aussi "en tant que chef de l’État".

"Nous, les autorités, nous avons une dette à l'endroit des harkis (...) mais je ne veux pas que cette dette soit portée par une communauté nationale qui n'y était pour rien", a-t-il souligné."Les harkis et leurs familles ont le droit au respect. Insulter un harki, c'est insulter un soldat français", a-t-il estimé, ajoutant qu'il "n'avait cessé de défendre" la mémoire des quelque 200.000 supplétifs musulmans ont été recrutés par l'armée française pendant la guerre d'Algérie.