Sarkozy adresse son "mépris" à Joly

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Sarkozy adresse son "mépris" à Joly
Nicolas Sarkozy a répondu avec virulence aux accusations d'Eva Joly.@ CAPTURE FRANCE 2
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Le président sortant a balayé  avec dédain les accusations de sa rivale écologiste sur les affaires.

Mercredi soir, Eva Joly n’y était pas allé de main morte à l’égard de Nicolas Sarkozy au moment d’évoquer l’affaire Bettencourt notamment. Le lendemain, toujours dans le cadre de Des paroles et des actes, sur France 2, la riposte du président sortant a été au moins à la hauteur de la charge.

"Ça fait frémir !"

"Je n'ai pas à répondre à Mme Joly! Mme Joly, c'est qui?", a attaqué Nicolas Sarkozy. "C'est l'alliée de François Hollande, c'est bien ça?" a-t-il ironisé. "C'est celle qui veut gouverner avec François Hollande, ils ont signé un pacte de gouvernement ensemble, ils se sont répartis les circonscriptions ensemble. Et même François Hollande a payé cher, 24 réacteurs nucléaires, rien que pour obtenir un sourire de Mme Joly", a martelé le président-candidat.

Puis, plus offensif encore : "quand on pense que cette dame, qui viole tous les principes du droit, qui porte des accusations scandaleuses sans aucune preuve, était magistrate, ça fait frémir!", a fustigé le président sortant. "Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant", a enfin lancé Nicolas Sarkozy à l’adresse de la candidate écologiste.



Pas de quoi ébranler Eva Joly. Nicolas Sarkozy "ne peut pas se cacher derrière le mépris qu'il a pour moi", a-t-elle répondu après un discours à Grenoble. "Cela ne suffit pas", a-t-elle. Il va falloir qu'il s'explique sur la dizaine de témoins qui ont des témoignages concordants". "La présomption d'innocence n'empêche pas les faits d'exister. Ce que je dis haut et fort c'est que dans une campagne, dans n'importe quel autre pays avec ce qu'il y a sur la table, il faudrait s'expliquer, il ne résisterait pas 24 heures. C'est la situation en France qui est parfaitement anormale", a-t-elle ajouté.

La candidate écologiste reste donc sur sa ligne d’attaque. Mercredi soir, Eva Joly avait assuré, déjà, qu'il existait des "présomptions concordantes et précises" contre Nicolas Sarkozy dans les affaires Bettencourt et Karachi et que c'était "une "anomalie de pouvoir solliciter un second mandat" quand on est "cerné" comme lui "par des affaires judiciaires".