Samia Ghali : "partir en Syrie une fois, c'est déjà une fois de trop"

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La sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône a appelé à plus de fermeté face à la radicalisation, samedi sur Europe 1.

INTERVIEW

"Il faut être dans la bonne mesure, ne pas être dans la naïveté", estime Samia Ghali. Invitée d'Europe 1, samedi, la maire PS des 15e et 16e arrondissements de Marseille a appelé à "ne pas être angélique face à des terroristes qui sont prêts à tout". "La liberté de gens qui sont prêts à faire du mal, je m'en fous un peu", a encore assuré la sénatrice socialiste.

"Des peines de prison à deux chiffres". "Partir en Syrie une fois, c'est déjà une fois de trop. Vous n'y allez quand même pas pour faire du tourisme", a poursuivi Samia Ghali, appelant à "des peines de prison à deux chiffres" et à la mise en place d'un système semblable à celui de l'hospitalisation d'office. "Quand une personne est psychiatriquement malade, vous faites en sorte qu'elle se soigne, vous faites ce qu'il faut pour qu'elle n'aille pas commettre un crime ou un viol en France. On doit faire la même chose avec ceux-là." La sénatrice rejette cependant l'idée d'un enfermement systématique des personnes fichées S, jugeant qu'il n'était nécessaire que pour une partie d'entre eux, "ceux qui ont la graduation la plus forte".

"J'ai du mal à comprendre". Samia Ghali a également dénoncé les failles du système de bracelets électroniques - l'un des assaillants de Saint-Etienne-du-Rouvray en portait un. "Quand on met un bracelet, je ne comprends pas qu'on ne mette pas la géolocalisation.... Dans les quartiers Nord de Marseille, malheureusement, quand ils se tuent entre eux, vous savez ce qu'ils font ? Ils mettent des GPS dans les voitures des jeunes pour les repérer. Et nous, on n'est pas capables de le faire à des gens qui sont susceptibles de nous attaquer ?" interroge la maire d'arrondissement. "J'ai du mal à comprendre".