Salon de l'agriculture : une visite a minima pour François Fillon

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Salon de l'agriculture : une visite a minima pour François Fillon
François Fillon a été bien accueilli mardi au Salon des machines agricoles.@ Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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Le candidat à la présidentielle, handicapé par une éventuelle poursuite judiciaire, espère éviter le bain de foule et les chahutages au Salon de l'agriculture mardi.

C'est une visite à haut-risque pour le candidat de la droite. François Fillon se rendra mercredi matin au Salon de agriculture. Un passage obligé pour tout politique, à plus forte raison dans la cadre d’une campagne présidentielle, mais potentiellement risqué pour l'ancien Premier ministre, englué dans une affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse depuis la fin janvier, et accueilli à Tourcoing mi-février par un concert de casseroles.

Un moment crucial. Pour François Fillon, le Salon aura valeur de test. Peut-il aller au contact de la foule sans se faire chahuter ? Depuis le début de ses ennuis, le candidat évite les marchés, les déplacements en train et préfère les tables rondes, les meetings et les musées, où les personnes hostiles sont maintenues à bonne distance. Mais au Salon de l’agriculture, un rendez-vous très couru des Français, les choses seront moins facile à cadrer.

Une visite en huis clos. "S’'il y a des sifflets, c'est la vie", dédramatise un élu. "Le public ? On s'en moque", lâche même un de ses proches, "le principal c'est qu'il séduise les agriculteurs avec son programme". C'est pour ça que François Fillon arrivera à 8 heures, quand le Salon est encore fermé aux visiteurs, afin de rencontrer d’abord les professionnels du lait et de la viande.


Une prise de température. Ensuite, pas question d'un marathon dans les allées du Salon, François Fillon doit repartir avant le déjeuner, quitte à y retourner en fin de semaine selon l'ambiance. Mardi, le Sarthois s'est échauffé au Salon des machines agricoles où il a été plutôt bien accueilli. De quoi soulager son équipe, même si le grand public n’était pas là, puisqu'il n'y avait que des agriculteurs.