Salaires des patrons : Le Guen confirme l'intention de l'exécutif de légiférer, malgré l'avis de Macron

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Salaires des patrons : Le Guen confirme l'intention de l'exécutif de légiférer, malgré l'avis de Macron
@ MIGUEL MEDINA / AFP
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Le secrétaire d'Etat réagit à l'appel de 40 personnalités lancé jeudi dans Libération pour demander au gouvernement de plafonner le salaire des grands patrons. 

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a confirmé vendredi l'intention du gouvernement de légiférer sur le salaire des grands patrons, malgré l'avis défavorable du ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

"Les choses se feront". "Quand le président de la République et le Premier ministre s'expriment et que les parlementaires, très majoritairement, vont dans ce sens, les choses se feront", a affirmé Jean-Marie Le Guen sur LCI. Quid d'Emmanuel Macron, qui a estimé jeudi que la loi n'était "pas la bonne méthode" ? "C'est son problème. La politique du gouvernement est celle qui a été énoncée par le président de la République et par le Premier ministre", a répondu le secrétaire d'Etat, proche du chef du gouvernement.

L'appel de 40 personnalités. Les députés ont décidé en commission des affaires sociales que les votes des assemblées générales d'actionnaires sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises seraient contraignants, adoptant un amendement de l'élu Front de gauche Gaby Charroux. Un amendement similaire sera déposé par le rapporteur PS du projet de loi sur la transparence de la vie économique, que le ministre des Finances Michel Sapin a promis de soutenir. De leur côté, 40 personnalités - responsables politiques, syndicaux et intellectuels - ont lancé un appel dans Libération pour demander au gouvernement de légiférer.

Ghosn en ligne de mire ? Le débat est reparti autour du salaire du patron de Renault, Carlos Ghosn : le conseil d'administration de la marque au losange est passé début mai outre le vote consultatif des actionnaires, dont l'État détenteur de 20% de l'ex-régie nationale, qui s'étaient prononcés à 54,12% contre sa rémunération de 7,251 millions d'euros au titre de PDG du constructeur français.