Rugy sur Sivens : "les propositions ne satisfont personne"

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INTERVIEW E1 - Pour le député écologiste de Loire-Atlantique, il est urgent de prendre son temps concernant le barrage de Sivens.

L'INFO. La semaine a été très tendue sur le barrage de Sivens. Le Conseil général du Tarn se penche en effet vendredi sur les alternatives au projet. Mais les écologistes réclament d'ores et déjà "de nouvelles études" pour prouver qu'il est possible d'utiliser les retenues qui existent déjà aux alentours. C'est ce que François de Rugy, coprésident du groupe EELV de l'Assemblée nationale, a expliqué vendredi matin au micro d'Europe 1.

"Cela mérite encore d'être encore un peu travaillé". "Il faut que les élus du département prennent acte de l'abandon du projet initial. C'est ce que Ségolène Royal a invité à faire. Faut-il prendre une décision sur un autre projet, maintenant, alors qu'il y a des élections départementales et que tous les élus qui prendraient cette décision sont soumis au renouvèlement dans trois semaines ? Pour beaucoup d'acteurs locaux, cela mérite encore d'être encore un peu travaillé. Les propositions qui sont sur la table ne satisfont personne."

"Cela peut être encore quelques semaines de travail". Interrogé sur la nécessité de prendre une décision rapide pour apaiser les esprits après des mois de contestations et de violences, François de Rugy estime que "si on veut que le projet soit légitime et réponde aux besoins des agriculteurs, il faut bien mesurer l'impact des solutions. Cela peut être encore quelques semaines de travail. Nous sommes à leurs côtés."

"Les occupations illégales ne sont pas souhaitables". Quant au "zadistes" qui se battent contre ce projet depuis des mois, l'écologiste estime que "les occupations illégales ne sont pas souhaitables. C'est le signe de l'échec de la démocratie environnementale. C'est un vrai chantier de fond d'ailleurs et il faudra faire une loi en la matière."

Se reconnaît-il dans les actes des "zadistes" ? "Non, ce n'est pas ma famille politique. A Nantes, où il y a un problème de ce type avec l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, ils viennent d'ailleurs régulièrement tagguer ma permanence. Ce ne sont pas des militants écologistes, il y a de tout".

L'interview en vidéo et en intégralité :

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