RSA : Wauquiez "rameute" les électeurs FN

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RSA : Wauquiez "rameute" les électeurs FN
Laurent Wauquiez a qualifié "l'assistanat" de "cancer de la société française"@ Maxppp
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L’opposition a dénoncé lundi la stigmatisation des bénéficiaires des minima sociaux.

Laurent Wauquiez chasse-t-il sur les terres du FN ? Alors que ministre des Affaires européennes a réitéré lundi sur Europe 1 ses propos sur "l’assistanat" des bénéficiaires des minima sociaux, des voix commencent se sont élevées à gauche pour dénoncer ses propos.

Marie-George Buffet a accusé lundi sur France Info, le chef de file de La Droite sociale" au sein de l'UMP, de vouloir "rameuter l'électorat d'extrême droite".

"C'est scandaleux d'avoir de tels propos. Les hommes et les femmes qui aujourd'hui touchent le RSA, ce sont des hommes et des femmes qui sont privés d'emploi. Ils ne demandent pas cinq heures de travail social, ils demandent un travail", a dénoncé l’ancienne secrétaire nationale du PCF.

"Le RSA, (...), ce n'est pas de l'assistanat", a poursuivi Marie-George Buffet. "J'ai envie de dire à ces ministres 'Mais venez partager la vie qu'ont ces hommes et ces femmes', parce que comment vous vivez avec moins de 700 euros par mois? - c'est ça le RSA pour deux personnes -, avec moins de 500 euros par mois - parce que c'est ça le RSA pour une personne -?", a-t-elle conclu.

Les "boucs-émissaires de la crise"

Du côté du parti socialiste, le premier coup a été lancé par Manuel Valls, candidat à la primaires PS. "Cela me paraît encore une fois, comme d'habitude avec ce gouvernement, désigner les chômeurs, ceux qui bénéficient du RSA comme les responsables, comme les coupables, comme les boucs émissaires de la crise et ça c'est tout à fait insupportable", a lancé le député de l'Essonne sur LCI.

Le secrétaire national du PS à la communication, David Assouline, n'a pas hésité en enfoncer le clou. "Il n'est pas possible de dire que l'essentiel est de légiférer sur la question des bénéficiaires du RSA pour réduire leurs prestations à 75% du Smic alors que le problème majeur pour ces gens - il faut être complètement aveugle pour ne pas l'avoir vu - c'est d'avoir du boulot!", a estimé David Assouline.

"Aujourd'hui (...), il y a un chômage qui est LE cancer de notre société", a ajouté le secrétaire national du PS à la communication, qui remplaçait comme animateur du point presse le porte-parole Benoît Hamon, victime d'un "petit pépin de santé".

Nicole Maestracci, présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), a dénoncé pour sa part des propos "démagogiques" et une "grande méconnaissance de la réalité".