Royal "meurtrie" par les attaques

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Royal "meurtrie" par les attaques
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L'ex-candidate à la présidentielle s'est défendue lundi d'avoir ravivé les tensions internes au sein du Parti socialiste.

Ségolène Royal s'est dite lundi "très meurtrie" par les déclarations agressives sur sa venue à la réunion organisée par Vincent Peillon à Dijon, tout en voyant dans cet épisode un "micro-événement". "Les militants étaient ravis de me recevoir", a même assuré l'ex-candidate PS à la présidentielle sur France-Inter.

"Je ne sais pas si c'est la moutarde de Dijon qui a provoqué cette mini crise de nerfs", a-t-elle ironisé, jugeant "totalement disproportionné ce déferlement médiatique".

"Je n'ai rien fait de mal, je suis allée visiter les militants qui d'ailleurs tous ont été ravis de me recevoir" de même que "les dirigeants du MoDem", a martelé la présidente de la région Poitou-Charentes. Aujourd'hui, "je n'entends pas un militant qui se soit plaint de ma venue, c'est quand même extravagant de ne pas pouvoir se rassembler entre socialistes sans qu'il y ait maintenant une petite crise de nerfs", a poursuivi l'ex-candidate à l'Elysée.

"S'il y a eu ce trouble, c'est à cause de déclarations qui ont été faites selon lesquelles ma venue n'était pas souhaitée", a insisté Ségolène Royal, visant à mots couverts Vincent Peillon, son ex-lieutenant.

L'ex-candidate à l'Elysée a toutefois refusé de répondre aux déclarations de Vincent Peillon, selon qui elle s'est "disqualifiée" pour la prochaine présidentielle, en 2012. "Ne comptez pas sur moi pour alimenter une polémique pour dire du mal d'un autre socialiste. Même quand je suis critiquée, je ne réponds jamais par des attaques personnelles parce que je pense que la politique mérite autre chose et je veux la maintenir à un certain niveau", a-t-elle affirmé.

"Je crois aujourd'hui qu'elle désespère beaucoup de ceux qui avaient placé leurs espoirs en elle. Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse", a pour assuré, pour sa part Vincent Peillon, lundi dans Libération. Samedi, à Dijon, "elle n'a pas remis le pied dans son courant mais bel et bien perdu pied", a-t-il accusé.

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