Royal : "Il n’y a aucun pacte"

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Royal : "Il n’y a aucun pacte"
Dans l'entourage de Royal, on estime qu'Aubry est allée un peu vite en besogne.@ MAXPPP
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EXCLU - Elle nie l'existence d'un pacte avec Aubry et DSK en vue des primaires socialistes.

"Il n'y a aucun pacte pour empêcher les primaires", a affirmé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, vendredi sur Europe 1. La présidente de la région Poitou-Charentes a dit vouloir éviter tout "malentendu" après les déclarations de Martine Aubry évoquant une entente pour désigner le candidat pour 2012.

"Les primaires ont été promises aux Français, qui doivent pouvoir venir choisir le candidat de la gauche", a-t-elle ajouté.

"Je ne veux pas de malentendu", a-t-elle affirmé :

"Les dirigeants socialistes sont conscients de la nécessité de se rassembler, le moment venu, (avec) toute leur énergie, toute leur force, plutôt dans un pack, que dans un pacte, pour battre la droite", a-t-elle poursuivi.

Martine Aubry ne l'avait pas prévenue

La première secrétaire du PS Martine Aubry avait pourtant confirmé, mercredi sur France 2, l'existence d'un tel pacte entre Ségolène Royal, DSK et elle-même. Mais Martine Aubry n'avait pas averti Ségolène Royal de l'annonce qu'elle ferait, alors même qu'elles avaient déjeuné ensemble avant l'intervention télévisée de la première secrétaire du parti.

Dans l'entourage de l'ancienne candidate à la présidentielle, on trouve que Martine Aubry est allée un peu vite. "C'est de l'affolement", tranche un conseiller de Ségolène Royal. Ses troupes sont inquiètes car si l'on en croit les sondages, leur championne n'est pas la mieux placée des trois poids lourds.

Pour Dominique Bertinotti, la maire du 4ème arrondissement de Paris et proche de Ségolène Royal, "elle est autant légitime que tout autre candidat". "Elle a dit très clairement qu'elle tendait avoir sa place, toute sa place, qu'elle avait une forte légitimité, pour avoir l'expérience d'une candidature. Il serait dommage que la gauche se prive de talents, et son talent est grand", estime-t-elle.

Ségolène Royal trace sa route. Elle doit recevoir vendredi l'ancien Haut-commissaire aux solidarités, Martin Hirsch, dans son fief et fera son retour samedi devant les jeunes socialistes à l'occasion d'un débat. "Ce n'est pas encore le feu, mais toutes les brindilles sont là pour que ça flambe", résume un cadre du parti.