Roms : Luc Jousse dénonce une "mascarade"

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Roms : Luc Jousse dénonce une "mascarade"
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INTERVIEW E1 - Le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens regrette simplement "d'avoir répété une phrase humoristique".

Rien à se reprocher. Le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens Luc Jousse, accusé d'avoir tenu de violents propos anti-Roms, a assuré jeudi matin sur Europe 1 "n'avoir jamais prononcé la fameuse phrase que lui attribue Mediapart : 'Il faut brûler les Roms", pourtant basée sur un enregistrement que s’est procuré le site d'informations. L'élu a expliqué "qu'il ne se reprochait absolument rien" puisque la phrase polémique "n'était pas de lui, mais du public". Celui qui se définit comme un "gaulliste social", a aussi crié à la théorie du complot, dénonçant "une mascarade, un procès d'intention de l'opposition".









La phrase polémique. Alors qu’il avait réuni des habitants de la commune pour les féliciter d’avoir participé à la prévention des feux, Luc Jousse a déclaré, selon l'enregistrement effectué par un témoin de la réunion : "Je vous rappelle quand même que les gens du voyage, que dis-je, les Roms, m’ont mis neuf fois le feu. Neuf fois des départs de feux éteints par le SDIS, dont le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes ". Et le maire de poursuivre : "vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils le brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours !" Avant de plaisanter : "Mais je l'ai pas dit, je l'ai pas dit".

"Une phrase humoristique". Seule autocritique concédée par l'édile : celle de "regretter d'avoir répété une phrase humoristique". "C'est vrai que j'ai fait de l'ironie sur le fait que neuf fois de suite, ils (NDLR : les Roms) se mettent eux-mêmes le feu, mais "cette phrase ne vient pas de moi", s'est justifié le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens. "Je regrette d'avoir répété une phrase humoristique de quelqu'un du public qui l'a probablement dite. Je vais être clair, je ne m'en souviens même pas !", a-t-il ensuite argumenté.

"On me taxe d'immobilisme". "Vous savez, moi je suis acculé dans une réunion où on me taxe d'immobilisme et on dit que le maire ne fait rien. Il faut être clair : si j'avais eu une once d'intention de 'brûler les Roms' comme me taxe Mediapart, par neuf fois de suite, je n'aurais pas appelé les secours pour venir les défendre. C'est ma mairie, c'est mes services qui, neuf fois de suite en deux mois, en plein été, les ont appelé", a encore détaillé l'édile, assurant que ses administrés étaient exaspérés par le dossier Roms dans sa commune du Var. "Vous ne pouvez pas empêcher une population complètement excédée, qui patiente depuis six mois, qui sait qu'il y a une décision de justice, de faire des blagues un peu salaces - je le concède - sur le sujet des Roms", a t-il ajouté.