Retraites : "une marge" pour les sénateurs

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Retraites : "une marge" pour les sénateurs
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Gérard Larcher a affirmé que des amendements seront faits, notamment sur les femmes.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est confié au Journal du Dimanchedu 26 septembre, à une dizaine de jours de l'examen du texte sur la réforme des retraites dans la Haute assemblée. Il a affirmé que les sénateurs feront des propositions d'amendements, en particulier "pour les handicapés, les chômeurs de longue durée, les carrières longues et la pénibilité".

Du lest sur les femmes

Solidaire avec le gouvernement, il a maintenu que ""les nouvelles bornes d'âge à 62 ans et 67 ans ne sont pas négociables", quelques jours après une journée d'action de jeudi, qui a réuni 1 à 3 millions de personnes dans les rues. Il a cependant reconnu qu'il y avait "un sujet pour les femmes nées entre 1950 et les années 1960 qui vont subir cet allongement".

"Nous devons nous pencher sur cette génération transitoire dont les carrières sont parfois hachées et aller, je le répète, dans le sens de l'équité", a-t-il proposé. Plusieurs responsables politiques, mais aussi la Halde, ont en effet avancé que l'allongement de l'âge de départ en retraite à taux plein de 65 à 67 ans devrait particulièrement pénaliser les femmes qui ont, davantage que les hommes, du mal à acquérir des périodes complètes de cotisations.

Gérard Larcher a également révélé au JDD s'être entretenu avec "le président" au sujet des retraites, et l'avoir prévenu que les sénateurs seront "très attentifs à l'équité". "Je n'ai pas le sentiment que nous soyons corsetés", a-t-il lancé.

Une "refonte"

D'après Gérard Larcher, il ne faut pas seulement modifier l'âge de départ à la retraite, mais procéder à "une refonte du régime". "Il s'agit de savoir si nous nous engagerons dans une refonte du régime, à terme, pour aller par exemple vers un système par points (...) Nous devons y réfléchir dès maintenant. Le Sénat peut en poser le principe", souhaite-t-il.

L'examen du texte en séance doit débuter le 5 octobre, et les syndicats ont déjà décidé de nouvelles journées d'action des 2 et 12 octobre après celles du 7 septembre et de jeudi.