Retraites : le PS accorde ses violons

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Retraites : le PS accorde ses violons
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Le projet devrait être discuté mardi soir par la direction du parti, en Bureau national.

Tout n’est pas encore réglé. Martine Aubry devrait arbitrer mardi le contre projet du PS sur les retraites, qui sera à l'ordre du jour du Bureau national du parti mardi soir.

"On a travaillé tard hier soir. On a eu ce matin une réunion de relecture qui n'est pas terminée et nous reprenons le travail de lecture", a indiqué un membre du parti avant de préciser que le texte devrait faire une "dizaine de pages".

La première secrétaire procédera mardi matin aux "dernières consultation :

"On essaie d'arriver à un texte qui emporte le plus large consensus", a-t-il ajouté. "Il reste un point sur lequel l'accord ne semble pas acquis : c'est sur un allongement de la durée de cotisation", a affirmé un autre responsable.

Une durée de cotisation allongée ?

Le député Pascal Terrasse, expert du PS et membre du COR (comité d'orientation des retraites), qui a planché sur les contre-propositions socialistes, a suggéré un allongement de la durée de cotisation de deux trimestres à 41,5 annuités à l'horizon 2020, contre 41 ans en 2012.

Sur ce sujet, "très honnêtement, c'est partagé. On a besoin d'en discuter, ce qu'on n'a jamais fait au Bureau national", a renchéri un autre membre de la direction. Ségolène Royal, comme François Hollande, n'excluent pas cette piste comme solution ultime.

En revanche, l'aile gauche du parti n'y est pas favorable. Cette option ne figure pas dans les axes avancés lundi par le porte-parole, Benoît Hamon, chef de file de l'aile gauche, qui a plaidé notamment pour une contribution des entreprises avec une cotisation patronale assise sur la valeur ajoutée.

"Henri Emmanuelli et Benoît Hamon grincent surtout face à Manuel Valls et François Hollande. Le vrai point de clivage serait une augmentation de la durée des cotisations. De fait, ce n'est pas à l'ordre du jour", estime-t-on. Le PS est, en revanche, unanime pour proposer des mesures en faveur de la taxation des revenus financiers et le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Ces orientations avaient été actées lors d'un précédent BN le 26 janvier.