Retraites : le gouvernement occupe le terrain

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Retraites : le gouvernement occupe le terrain
@ REUTERS
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Plusieurs ministres, un seul message : la fermeté. Récit d’une journée de mercredi en ordre rangé.

Le gouvernement n’apportera aucune nouvelle modification à la réforme des retraites. C’est le message martelé par tous les ministres, qui ont occupé le terrain médiatique jeudi. Ce message de fermeté rompt avec les atermoiements de la veille, notamment au sujet de la pénurie de carburants.

Une matinale gouvernementale

Le ministre de l’Education Luc Chatel a ouvert le bal, évoquant l’obligation morale du gouvernement à réformer le système des retraites. " La vérité c'est que notre système de retraite, il explose aujourd'hui et que c'est le devoir d'un gouvernement que de le réformer pour le sauver", a-t-il insisté sur RTL.

Quelques minutes plus tard, la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano lui a emboîté le pas sur RMC en réaffirmant : “cette réforme, on la mènera jusqu’au bout !“ “Si on se parle très clairement, sur la réalité du mouvement social, les manifestations sont en nette régression“, a-t-elle ensuite glissé.

Sarkozy et Fillon pour marquer les esprits

A l’issue du conseil des ministres, le président de la République est intervenu sur le sujet, répétant "je mènerai à son terme la réforme des retraites“. “Mon devoir en tant que chef de l'Etat est de garantir aux Français qu'eux-mêmes et leurs enfants pourront compter sur leur retraite et que le niveau des pensions sera maintenu", a ensuite ajouté Nicolas Sarkozy en fin de matinée.

Le Premier ministre a pris la suite à l’Assemblée en début d’après-midi et a pronostiqué que "dans quelques jours, la réforme des retraites sera la loi de la République". Cette “réforme du bon sens“ fera "l'objet, comme les autres, d'un large consensus national", a-t-il ensuite espéré.

Eric Woerth ne lâche rien

Ce fut ensuite au tour du ministre du Travail d’occuper le terrain, avec pour mission de répondre à la demande, formulée par l’opposition, de suspendre les débats au Sénat.

"Nous ne suspendrons pas les débats au Sénat", a-t-il rapidement répliqué. "Nous avons été au bout du dialogue social lors de la préparation du texte, ce texte, il n'est pas tombé du ciel comme cela, tout cru, tout emballé, il est le fruit d'un dialogue avec les organisations syndicales, avec les partis politiques, avec les Français", a-t-il ensuite assuré.