Retraites : l'heure de la "sortie de crise" ?

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Retraites : l'heure de la "sortie de crise" ?
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La mobilisation en baisse rassure le gouvernement qui mise sur "un travail d’explications".

Entre 560.000 et 2 millions de manifestants ont exprimé jeudi leur désaccord avec la réforme des retraites, au lendemain de son vote définitif au Parlement. Ce "ralentissement significatif de la mobilisation" fait espérer au ministre du Travail "une sortie de crise dans les jours ou les semaines qui viennent".

"En tous cas, la situation n'est pas la même après la loi, c'est ce que je note", a assuré Eric Woerth, soulignant qu'il y avait eu une "évolution forte du texte" au Parlement pour tenir compte des inquiétudes exprimées. Pour le ministre, "le dialogue social a eu lieu, le conflit aussi, mais c'est bien normal quand on est sur un sujet aussi sensible que le sujet des retraites, donc il faut l'accepter".

"On peut tourner la page"

Même ton chez la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la réforme "est là. Elle est faite". "Je pense qu’on peut tourner la page", a-t-elle assuré sur Europe 1.

"Ce qui est certain, c’est que la réforme est faite. Elle permet de sauver le système par répartitions et aussi que les pensions ne baissent pas. Maintenant il nous reste à bien diffuser cette information", a expliqué la secrétaire d’Etat.

Place aux explications

Tout comme le ministre du Travail, elle a cependant reconnu que le gouvernement avait "encore un travail d’explications" à mettre en place envers les Français. Il faudra "continuer dans les mois qui viennent à réexpliquer pourquoi on doit transformer nos régimes sociaux, surtout celui-là, pour mieux les protéger", a affirmé Eric Woerth.

Pas de victoire

Mais le gouvernement se garde bien de crier victoire, après le vote définitif de la réforme des retraites. "Ce n’est pas une réforme facile à faire mais on a essayé de la faire la plus équilibrée possible", a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet tout en admettant, avec des mots mesurés, que "c’est éventuellement une victoire sur soi même au sens de la victoire du courage politique".