Retraites : "il faut assumer"

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Retraites : "il faut assumer"
@ Europe 1
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INTERVIEW - Luc Chatel s'est dit favorable à une réforme "par touches successives".

Quelques jours avant que le gouvernement ne se penche sur l'épineux dossier des retraites, Luc Chatel a proposé des pistes lors du Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France, dimanche matin. L'ancien ministre se dit notamment favorable à une réforme "par touches successives" et à un "alignement du public sur le privé".

"Il faut assumer". Luc Chatel ne conçoit pas la mise en place d'une réforme des retraites sans un allongement de la durée de cotisation. "On a gagné quinze ans d’espérance de vie en quarante ans, il n’y a pas de secret, pour financer ces quinze années de vie en plus, il faut du travail en plus. Il faut donc l'assumer", avertit l'ancien ministre du gouvernement Fillon alors que Jean-Marc Ayrault va recevoir dans les prochains jours le rapport Moreau et ses propositions chocs.

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Réformer au coup par coup. Pour être plus efficace dans la réforme, Luc Chatel estime qu'il faut travailler "par petites touches successives" pour "réformer en profondeur". "On ne peut pas réformer en une seule fois et pour toujours", a-t-il notamment expliqué dimanche matin, faisant allusion au premier pas effectué par son parti avec la réforme des retraites mise en place durant la présidence de Nicolas Sarkozy.

"Aligner le public sur le privé".  Sur ce point, Luc Chatel, favorable à une "réforme en profondeur", réclame plus que le rapport Moreau, qui préconise d'aligner partiellement le calcul des pensions dans la fonction publique sur celui du privé. "Il faudra évidemment aligner le public et le privé", ne cache pas le vice-président de l'UMP. "Mais ça ne se fera pas du jour au lendemain", a-t-il nuancé. Le rapport Moreau propose de se baser sur les dix dernières années - et une meilleure prise en compte des primes - pour établir la pension d'un fonctionnaire. Un changement de mode de calcul - on prend pour le moment les six derniers mois - qui hérisse les syndicats. Cette "pseudo-égalité mathématique aboutirait à faire beaucoup de perdants se heurterait à un refus total et nous n'hésiterions pas à appeler à mobiliser contre un dispositif de cette nature", a prévenu la CGT.

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