Retrait de Marion Maréchal-Le Pen : "Pour nous, c'est une gifle"

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REPORTAGE - La décision de Marion Maréchal-Le Pen de se retirer quelques temps de la vie politique a été mal vécue par les militants du Front national du Vaucluse, dont elle était députée à l'Assemblée nationale.

Dimanche, Marion Maréchal-Le Pen passait la soirée électorale avec les militants frontistes, comme si de rien était. Trois jours plus tard, c'est le choc. La cheffe de l'opposition au Conseil régional de Paca a annoncé mercredi, dans un courrier adressé à Vaucluse Matin et au Dauphiné Libéré, qu'elle quittait son mandat. Elle ne sera donc pas candidate aux élections législatives le mois prochain. Elle a même décidé de se retirer complètement de toute activité politique, souhaitant se consacrer à sa famille et plus particulièrement à sa fille, née en 2014.

"C'est une grosse déception." Comme Jean-Marie Le Pen, les partisans du Front national ont du mal à avaler la pilule. "C'est une grosse déception, elle déserte un peu au moment crucial. On va y laisser des plumes. On comptait beaucoup sur elle, elle avait beaucoup d'influence. (...) Pour nous c'est une gifle", explique Aimé, 78 ans, électeur FN du Vaucluse. Pour lui, cette décision pourrait sonner définitivement la fin du parti dans le département : "Il n'y a plus d'avenir à mon sens."

"Ce n'est pas la bonne décision." La nièce de Marine Le Pen, qui siégeait à l'Assemblée nationale en tant que députée du Vaucluse depuis 2012, avait entraîné derrière elle une série de succès électoraux. Mais c'est surtout le courant identitaire qu'elle incarnait qui risque de manquer au sein du parti d'extrême droite. "Au niveau politique, ce n'est pas la bonne décision. Elle est une locomotive, elle incarne quelque chose de particulier. C'est la jeunesse, c'est une branche du mouvement national. Son départ va manquer à ce courant patriote", estime pour sa part, Rémi Rayé, son attaché parlementaire.