Retour à cinq jours de classe en 2013

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Retour à cinq jours de classe en 2013
Vincent Peillon a confirmé le retour de la semaine de cinq jours en primaire@ REUTERS
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Vincent Peillon a confirmé le rétablissement de la semaine de cinq jours en primaire.

Il l'avait annoncé lors de la campagne. Vincent Peillon, le nouveau ministre de l'Education nationale, a confirmé jeudi sur France Inter le retour à la semaine de cinq jours dans les classes de primaire, le fixant à "la rentrée 2013".

"Ce n'est pas le plus simple, mais nous le ferons", a déclaré le ministre, en indiquant qu'il laisserait au collectivités locales le choix du mercredi ou du samedi matin pour cette demi-journée supplémentaire.

La semaine de quatre jours très décriée

La semaine de quatre jours pour les élèves de primaire avait été adoptée en 2008, fruit d'une réforme menée par le ministre de l'Education de l'époque, Xavier Darcos, sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

De très nombreux rapports l'ont critiquée, notamment ceux d'une mission de l'Assemblée nationale, de l'Académie de médecine ou d'un comité sur les rythmes scolaires. Toutefois, ce resserrement du rythme scolaire avait été maintenu par le gouvernement de François Fillon.

40 jours de classe de moins

Pour justifier son annonce, Vincent Peillon a pour sa part rappelé jeudi qu'avec 144 jours de classe par an, les écoliers français en avaient au minimum 40 de moins que les autres enfants européens.

Un rythme qui leur donne aussi des journées de six heures de classe, sans compter le temps supplémentaire de soutien scolaire pour certains élèves.

Appliquée "de façon généralisée"

Il y a deux semaines, Vincent Peillon, qui n'était encore que chargé de l'éducation dans l'équipe du candidat Hollande, avait déjà fait part de la volonté de ce dernier de revenir à cinq jours de classe par semaine.

"Le souhait de François Hollande est que la discussion ait lieu cet été, qu'une loi d'orientation et de programmation soit déposée à l'automne et qu'à la rentrée 2013 nous puissions, si nous sommes allés au bout de cette discussion, faire les choses", avait-il dit, ajoutant que cette réforme serait appliquée "de façon généralisée", sur tout le territoire, mais "il y aura une marge de discussions avec les collectivités locales".