Renoncement de Hollande : Bernard Poignant décrit un "homme ému, en même temps soulagé"

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Bernard Poignant, ami et conseiller du président de la République a décrit sur Europe 1 l'ambiance jeudi soir dans les couloirs de l'Elysée.

INTERVIEW

Au lendemain du renoncement du chef de l'État, Bernard Poignant, ami et conseiller spécial de François Hollande, est revenu sur cette annonce surprise. Jeudi soir, le président a déclaré ne pas se présenter à sa succession en 2017. "Il y a eu une surprise, l'ensemble des conseillers à part le Secrétaire général ne connaissaient pas sa décision. Il y a eu un peu de pleurs, un peu d'émotion et beaucoup de respect pour sa décision et pour la dignité avec laquelle il l'a présentée aux français", raconte-t-il vendredi midi sur Europe 1.

Hollande ému et soulagé. "J'ai vu François Hollande un peu après son allocution. J'ai trouvé l'homme ému, en même temps soulagé d'avoir annoncé une décision qu'il a mûrie depuis longtemps", rapporte Bernard Poignant ajoutant que le président était serein et déterminé à mener son mandat jusqu'au bout. "Je pense que le président Hollande gardera une capacité d'écoute politique et d'influence qui sera bien utile."

Quelques personnes au courant. Seules quelques personnes étaient au courant de la décision du chef de l'Etat. "Ceux qui l'ont été, l'ont été peu de temps avant l'annonce elle même", précise l'ami du président, citant Jean-Pierre Jouyet, le Secrétaire général de l'Elysée, Manuel Valls, le Premier ministre et Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS.

"Il peut être fier". "Ma préférence à moi aurait été qu'il puisse être candidat. Les primaires ont été extrêmement perturbatrices. Quant au bilan lui-même, je pense qu'il peut être tout à fait fier de ce qu'il a fait. Après tout il a reçu un Etat en faillite et il a évité la faillite à la France", complète-t-il.

Et maintenant ? Le conseiller du président ne souhaite pas prendre position, à la différence de Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande, interrogé vendredi matin sur Europe 1. "J'ai décidé de ne pas prendre position dans la primaire qui s'annonce. Je suis orphelin de candidat. C'est la première fois que cela m'arrive après 42 ans au PS", affirme Bernard Poignant vendredi midi. "Je verrai le 29 janvier ce qui sortira de la primaire socialiste."