Renoncement de François Hollande : "Tous ses ministres ont été saisis d'une frénésie de candidature"

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Pour David Revault d'Allonnes, éditorialiste politique à Europe 1, le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat pourrait susciter de nouvelles vocations présidentielles parmi ses ministres et anciens ministres.

L'ÉDITO POLITIQUE

"Le président a été victime de lui-même, bien sûr, mais aussi et surtout de ses propres ministres ou ex-ministres, qui ont tous ou presque été saisis pas une étrange maladie... la ministrose", analyse David Revault d'Allonnes dans 100% présidentielle dimanche sur Europe 1, trois jours après l'annonce de François Hollande de ne pas se représenter pour un second mandat présidentiel en 2017.

Au moins 5 anciens ministres candidats. "On a l'impression que tous les ministres, ou presque, de François Hollande ont été saisis par une frénésie de candidature. Ils veulent tous être président, à la place du président", poursuit l'éditorialiste politique en décomptant au moins deux anciens ministres candidats à la primaire de la gauche - Benoit Hamon et Arnaud Montebourg - et deux autres candidats à la présidentielle - Emmanuel Macron et Sylvia Pinel -, sans oublier la possible déclaration de Manuel Valls sans doute d'ici mardi.

Un futur appel d'air ? "J'appelle ça une épidémie politique. Et d'autres ministres pourraient être tentés de se lancer à leur tour", pronostique David Revault d'Allonnes, citant Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine, Stéphane Le Foll ou bien encore Ségolène Royal. "On aurait pu penser que le renoncement de François Hollande en aurait calmé certains, mais pas du tout. Bien au contraire : comme si chacun est persuadé depuis le retrait de Hollande qu'il pourra lui aussi conquérir la candidature", commente-il. 

La candidature de Manuel Valls : le coup de grâce. La possible candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche a été celle de trop pour François Hollande, estime David Revault d'Allones : "C'est le dernier virus qui a frappé le président, et qui l'a obligé à abdiquer. C'est lui qui a planté le dernier clou dans le cercueil. Et c'est lui qu'on retiendra comme le véritable assassin des ambitions présidentielles de Hollande."