Remaniement : Hulot très courtisé, mais pas intéressé

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RENOUVELLEMENT - L'ancien candidat à la primaire écologiste a été approché par l'Elysée pour faire partie du prochain gouvernement. En vain.

Comment donner un nouveau souffle au gouvernement ? Pour François Hollande, qui va devoir remanier pour pallier le départ de son ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, au Conseil constitutionnel, répondre à cette question devient urgent. Le président aurait tenté de convaincre Nicolas Hulot de rejoindre ses équipes ministérielles.

Forte cote d'avenir. Tour à tour plagiste, moniteur de voile et animateur de télévision, devenu l'une des grandes voix de l'écologie, Nicolas Hulot séduit les Français. Un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche paru le 31 janvier dernier l'avait désigné personnalité politique de gauche ayant la plus forte cote d'avenir. Près de 50% des sondés disaient ainsi souhaiter qu'il joue un rôle important au cours des prochaines années. Une aubaine pour François Hollande, qui croit au renouvellement par les personnalités plutôt que par les politiques ou par les partis...

Objectif : rassembler. Nicolas Hulot permettrait de rassembler une majorité significativement rétrécie depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée. La dernière fois que les deux hommes se sont vus, c'était le 6 janvier, juste avant que l'ancien présentateur d'Ushuaïa ne quitte la mission qu'il avait auprès du chef de l'Etat. Début 2013, le président de la Fondation qui porte son nom avait en effet été nommé envoyé spécial pour la protection de la planète. Officiellement, l'Elysée n'a fait aucune offre de ministère à Nicolas Hulot lors de cette entrevue. Mais selon nos informations, l'ancien membre d'Europe Ecologie-Les Verts aurait été approché et sondé.

Nicolas Hulot a refusé. Entrer au gouvernement ne dépendrait que de lui. Mais les tentatives de François Hollande seraient restées vaines. Même la promesse d'abandon de Notre-Dame-des-Landes n'a pas pu convaincre Nicolas Hulot, et l'Elysée ne croit plus à son arrivée. Car si l'écologiste veut peser en 2017, il compte le faire soit comme candidat, soit comme il l'avait fait en 2007. A l'époque, Nicolas Hulot avait sommé tous les candidats de signer un pacte écologique. Le refus de Nicolas Hulot est un problème pour l'Elysée, qui n'a pas de plan B. François Hollande peine à sortir un nom populaire de son chapeau pour le remaniement à venir. Et prend le risque de se retrouver avec un gouvernement à bout de souffle...