Régionales : le PS veut dépasser la polémique Frêche

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Régionales : le PS veut dépasser la polémique Frêche
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Martine Aubry, qui a pris acte de sa candidature, veut désormais "tout faire pour que cette région reste à gauche".

En mars prochain, Georges Frêche briguera bien un nouveau mandat en Languedoc-Roussillon aux élections régionales, sous l'étiquette socialiste, un parti dont il a été exclu en 2007. Martine Aubry a expliqué mercredi que le PSn’avait pas "entériné" cette candidature,plébiscitée par les militants socialistes, mais qu’elle en avait "pris acte". Objectif : tourner la page et se lancer au plus vite dans la campagne.

"Réellement cette candidature nous a posé un certain nombre de questions", a reconnu la première secrétaire du Parti socialiste sur France Inter mercredi matin. Mais elle a expliqué qu’il fallait maintenant "tout faire pour que cette région reste à gauche". Pour cela, Martine Aubry a mis en avant le "très bon bilan de Georges Frêche et de son équipe".

Vincent Peillon, l'un des rares à avoir apporté un soutien public à Georges Frêche au sein du PS, s'est réjoui de la victoire de la "rationalité". "Ca suffit de dire du mal des uns et des autres. Ça suffit d'ailleurs de parler de racisme. Les tribunaux ne l'ont pas retenu", a-t-il affirmé.

Georges Frêche, coutumier des déclarations fracassantes, avait été exclu du PS notamment pour avoir qualifié les harkis de "sous-hommes". Il avait aussi jugé l'équipe de France de football "trop black".

"C'est bien, je suis content de ce qui se passe, le bon sens reprend le dessus", a réagi mercredi Georges Frêche. Il a au passage critiqué "l'incroyable méconnaissance de la situation en Languedoc-Roussillon" dont a fait preuve la rue de Solférino et salué au contraire le rôle des militants socialistes locaux. Il a expliqué qu'il conduirait la liste socialiste, tout en se présentant lui-même comme divers-gauche, le tout sans logo.