Régionales en Paca : Estrosi inquiète, mais ne s'inquiète pas

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Régionales en Paca : Estrosi inquiète, mais ne s'inquiète pas
@ VALERY HACHE / AFP
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Le maire de Nice est devancé dans les sondages, et sa campagne inquiète les élus LR de la région.

Marion Maréchal-Le Pen en tête et en situation d'emporter la région Paca, c'est le résultat d'un sondage Odoxa pour Le Parisien/BFMTVpublié dimanche. Sa liste obtient 37% des intentions de vote au second tour, devant la liste LR/UDI/Modem conduite par Christian Estrosi (34%) et celle de gauche de Christophe Castaner (29%). Au-delà de ces chiffres, ce qui inquiète les élus Les Républicains dans la région, c'est la campagne pas toujours bien comprise du maire de Nice.

"On ne comprend pas".Christian Estrosi ne s’attendait pas à un sondage aussi mauvais. "On ne comprend pas", confie son entourage. Pour autant, le maire de Nice ne changera rien à sa campagne. Et à en croire les élus Les Républicains de la région, c'est bien là tout le problème. "Quand il essaye de dégonfler le FN en invoquant, par exemple, une 'cinquième colonne islamiste', il lui rapporte des voix", se désole un grand élu.

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Estrosi, "de la politique à l’ancienne". Autre erreur pointée par un cadre du parti : Christian Estrosi s’enferre à dénoncer une adversaire quasi néo-nazie plutôt que de souligner son manque d’expérience. Une campagne mal orientée, mais aussi un candidat qui souffre parfois de la comparaison avec sa principale adversaire. Marion Maréchal - Le Pen a prévenu que la région serait son seul mandat alors que Christian Estrosi, lui, se voit rester maire de Nice, président de la grande métropole et patron de la région. "De la politique à l’ancienne", peste un député LR.

Sarkozy ne s'affole pas. Marion Maréchal-Le Pen, pour beaucoup d'électeurs locaux, c'est le renouvellement générationnel et le rejet du système traditionnel. La jeune députée du Vaucluse a vite appris la politique et son accord gagnant-gagnant avec son grand-père Jean-Marie, arraché vendredi dernier, en est une illustration. Nicolas Sarkozy, qui suit de près la campagne, estime néanmoins en privé qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer. Le patron LR compte notamment sur les électeurs de gauche pour faire barrage au FN. Et il viendra épauler Christian Estrosi pour un grand meeting  mi-novembre.