Régionales 2015 : "Sarkozy doit définir aujourd'hui une nouvelle ligne"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le Front national est arrivé largement en tête du premier tour des régionales, dimanche soir. Sur Europe 1, l'éditorialiste Catherine Nay a analysé les conséquences de ce scrutin.

Le Front national est arrivé en tête du premier tour des élections régionales, avec près de 30% des suffrages. Un score historique pour le parti d'extrême-droite, qui se retrouve ainsi devant le bloc formé par Les Républicains, le Modem et l'UDI (26,48%) et devant le Parti socialiste et ses alliés (22,89)%. Dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen est largement devant, avec plus de 40% des suffrages. Idem pour Marion Maréchal Le Pen en Paca. Sur Europe 1, l'éditorialiste Catherine Nay a analysé les conséquences de ce scrutin.

La somme des déceptions de la droite et de la gauche. Pour la journaliste, ce résultat n'a été possible que grâce à "la somme des déceptions à la fois de la droite et de la gauche". Prenant pour exemple les militants frontistes scandant "Nous sommes prêts !" autour de Marion Maréchal-Le Pen lors de son discours à l'issue du premier tour, Catherine Nay a insisté sur le fait que les électeurs ne savent pas si le parti est (vraiment) prêt à diriger : "Au fond, les électeurs ne savent pas s'ils sont vraiment prêts, parce que ce sont des néophytes, ils n’ont jamais rien prouvé, ils n’ont jamais dirigé de région. Mais ils se disent qu'après tout, puisque les autres se sont plantés, on va tenter", a-t-elle expliqué.

La stratégie dangereuse de Nicolas Sarkozy. Si Catherine Nay estime que le président de Les Républicains "a eu raison de faire l'unité", elle remarque quand même que s'"il y a eu une période où l’UMP siphonnait les voix du Front national", c’est l’inverse dans cette élection. Pour elle, le Front national "a fait son miel des événements". L'exemple de Calais le démontre : "le fait qu’à Calais, le Front national fasse autour de 50%, cela montre bien que sur le sujet de la sécurité, qui était quand même longtemps l’apanage de Nicolas Sarkozy, cela ne marche pas". Avant de conclure : "C’est très pénalisant pour Nicolas Sarkozy qui doit définir aujourd'hui une nouvelle ligne".