Réforme du code du Travail : "Ce pays reste un baril de poudre social", avertit Corbière

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La France Insoumise continue de dénoncer la réforme du code du Travail par ordonnances. Un combat qui doit redoubler à la rentrée selon le député FI Alexis Corbière.

La plupart des membres du gouvernement rentrent de vacances cette semaine, notamment pour se préparer à affronter le choc des réformes et de la rentrée sociale. La transformation du code du Travail entre en effet dans sa dernière ligne droite. Les partenaires sociaux seront reçus dès mardi rue de Grenelle pour d'ultimes concertations.

"Un grand moment de communication". Des concertations que l'opposition entend suivre de très près. "On rentre dans le temps de la manœuvre, c'est-à-dire de la volonté de neutraliser des mobilisations possibles, d'essayer de faire croire aux Français que tout ce qui est fait est fait pour essayer de lutter contre le chômage. On va être dans un grand moment de communication à la rentrée", estime auprès d'Europe 1 Alexis Corbière, député France Insoumise de la Seine-Saint-Denis.

L'hémicycle comme caisse de résonance de la protestation. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, dont les militants sont partis en campagne cet été pour mobiliser les électeurs contre la réforme, continue d'espérer une forte mobilisation en septembre. Nous avons un groupe parlementaire désormais qui utilisera la caisse de résonance de l'Assemblée nationale pour se faire entendre quand la rentrée aura lieu, mais il y aura aussi le rôle des formations politiques qui, par différents moyens - diffusions de tracts, prises de parole partout où les médias nous inviteront -, pourront faire valoir nos arguments".

La France, prête à se mobiliser ? Alors que le texte des ordonnances de la réforme doit être officiellement présenté le 31 août, l'élu ne doute pas que le gouvernement prenne des pinces pour faire passer la potion amère : "On verra ce que va faire le gouvernement. Il est possible qu'il soit plus méfiant que prévu, il sent bien que ce pays reste un baril de poudre social. Les Français ont une passion de l'égalité et n'accepteraient pas qu'il y ait ce recul social attendu. Dès que les premiers documents sortent on va les étudier et émettre un jugement sur ce qui est proposé".