Raquel Garrido à nouveau épinglée par le "Canard enchaîné"

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Raquel Garrido à nouveau épinglée par le "Canard enchaîné"
L'avocate aurait une "dette de cotisations et contribution aux droits de plaidoirie" de 32.215 euros, selon le "Canard enchaîné". @ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Selon le "Canard enchaîné", la porte-parole de La France insoumise et avocate Raquel Garrido a fait l'objet d'un rappel de 6.000 euros d'impayés par l'Urssaf.

L'avocate Raquel Garrido, une des porte-parole de La France insoumise, fait à nouveau l'objet cette semaine d'un article du Canard enchaîné faisant état de dettes envers sa caisse de retraite et l'Urssaf, qu'elle a contestées en bloc. Selon l'hebdomadaire à paraître mercredi, cette proche de Jean-Luc Mélenchon "n'a pas déclaré un sou de revenu à l'Urssaf en 2016". Elle a du coup, avance-t-il, fait l'objet d'un rappel de "6.113 euros" en mars 2016, puis le 28 septembre 2017. 

"Dette de cotisations" à la caisse des barreaux. Les avocats libéraux cotisent au RSI pour la protection maladie et à la caisse nationale des barreaux français (CNBF) pour leur retraite. La semaine dernière, le Canard enchaîné avait affirmé que Raquel Garrido devait un arriéré de "cotisation sociales" de "32.215 euros" au CNBF, soit l'équivalent de six ans sans payer. Le CNBF avait affirmé dans un communiqué que cette information était "inexacte". Reconnaissant avec ironie une "inexactitude", l'hebdomadaire publie un extrait du dossier de Raquel Garrido, et précise que plutôt que d'un arriéré de "cotisations sociales", "il s'agissait d'une 'dette de cotisations et contribution aux droits de plaidoirie'" de 32.215 euros, soit le même montant qu'évoqué la semaine dernière. Le Canard enchaîné ajoute que la caisse de retraite "en a informé ses administrateurs fin septembre".

Raquel Garrido dément en bloc. À propos des cotisations retraites, Raquel Garrido a regretté mardi que "Le Canard insiste alors que la CNBF a fait un démenti". "Il était totalement faux de dire que je n'avais jamais payé de cotisations ou de droits de plaidoiries depuis six ans, c'est-à-dire depuis ma prestation de serment", a-t-elle indiqué à l'AFP. Elle a estimé que l'hebdomadaire "n'avance aucun document prouvant leurs dires sur ce point", assurant que "le document produit ne correspond pas à la réalité".

Quant à l'Urssaf, Raquel Garrido a expliqué que "les lettres de relance de l'Urssaf datées de 2016 pour que je déclare mes revenus professionnels de 2015 sont caduques". "Contrairement à ce qu'imagine le Canard, ce n'est pas parce que je me suis mise en règle il y a dix jours : je suis à jour de mes obligations déclaratives de 2015 depuis des mois". Elle a ajouté être "à jour" de ses "obligations déclaratives sur les revenus de 2016" et "de tous (ses) paiements Urssaf".