Rapport sur l'intégration des étrangers : "le gouvernement reprendra les grands axes"

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Rapport sur l'intégration des étrangers : "le gouvernement reprendra les grands axes"
Edouard Philippe était à Lyon lundi où il a rencontré des réfugiés ayant signé le "contrat d'intégration républicaine". @ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Le Premier ministre a assuré lundi que l'exécutif allait reprendre "les grands axes" d'un rapport parlementaire pour améliorer l'intégration des réfugiés. 

Le gouvernement "reprendra les grands axes des propositions" du rapport remis lundi par le député LREM Aurélien Taché sur l'intégration des étrangers, a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe lors d'un déplacement à Lyon. "La France a une longue et belle tradition d'accueil. Mais notre pays n'est pas toujours à la hauteur de cette tradition", a-t-il ajouté après s'être vu remettre ce catalogue de 72 propositions.

Mettre en avant le volet humaniste. Un comité interministériel sur l'intégration se réunira "dans les prochaines semaines" pour "étudier les suites à donner au rapport" et "mobiliser les ministres" concernés. Car il faut "redonner à la politique d'intégration sa dimension interministérielle, même si bien sûr le ministre de l'Intégration c'est d'abord le ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté. À deux jours de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur l'asile et l'immigration, Edouard Philippe s'est employé à mettre en valeur le volet humaniste de la politique du gouvernement envers les réfugiés et les étrangers admis au séjour. Accompagné du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du délégué interministériel à l'intégration des réfugiés Alain Régnier, il s'est déplacé à Lyon pour rencontrer des réfugiés.

Langue française et emploi. Alors que l'une des mesures-phares du rapport est de doubler le nombre d'heures de français, à 400 heures, Edouard Philippe s'est dit "convaincu du rôle fondamental que revêt la maîtrise de notre langue", sans laquelle "il n'y aura jamais d'intégration réussie". Plaidant pour "lever les freins à l'insertion professionnelle" qui doit être "la plus précoce possible", il a souligné "la nécessité d'accompagner vers l'emploi et le logement". De ce point de vue, le Premier ministre a souhaité "que l'on passe en revue l'ensemble des freins réglementaires et administratifs" à l'entrée sur le marché du travail. En ce qui concerne les demandeurs d'asile, qui doivent attendre neuf mois avant de pouvoir travailler, il a estimé que "nous pouvons raccourcir ce délai", que le rapport préconise de ramener à six mois.