Raffarin : “un glissement vers la droite“

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Raffarin : “un glissement vers la droite“
@ EUROPE 1
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L’ancien Premier ministre souhaite que l’UMP travaille désormais à “plus de cohésion sociale“.

“Je vois bien qu’il y a dans la majorité des gens qui pensent que les victoires à venir se feront par le clivage politique. Moi je pense que l’acte II du quinquennat, qui va commencer avec le remaniement, doit se faire autour du rassemblement, c’est-à-dire la cohésion sociale“, a confié Jean-Pierre Raffarin, jeudi soir sur Europe 1.

L'ancien Premier ministre et actuel sénateur de la Vienne Jean-Pierre Raffarin reconnaît que depuis le discours de Grenoble sur la sécurité, "il y a aujourd'hui un déplacement, un glissement vers la droite". “C’est pourquoi nous devons veiller a ce que, notamment dans la majorité, l’héritage centriste de l’UMP (..) doit exister“, a-t-il soutenu.

Faire “attention à la cohésion sociale“

“Il faut qu’on fasse très attention à la cohésion sociale“, a-t-il poursuivi, tout en prenant ses distances avec les sorties médiatiques de plusieurs élus UMP. Le député du Nord Christian Vanneste envisage une alliance électorale avec la Front national ? “Moi je n’en connais pas des gens comme ca“, a répliqué Jean-Pierre Raffarin.

Le député du Rhône Philippe Meunier propose d’expulser hors de France les casseurs de nationalité étrangère ? “Je pense que c’est un dur isolé“, a-t-il poursuivi.

“Il n’y a pas dans l’UMP d’ambigüité, nous avons clairement choisi le camp de la droite républicaine“, a martelé Jean-Pierre Raffarin :

Une fois la réforme des retraites adoptée, Jean-Pierre Raffarin souhaite donc privilégier le volet social. “Il faut que le gouvernement tende la main aux syndicats sur d’autres sujets, relance le dialogue social“, notamment “sur l’égalité salariale homme/femme“, a-t-il défendu.

“Les socialistes n’ont pas envie de voter“

Interrogé sur la difficile réforme des retraites, Jean-Pierre Raffarin a taclé l’opposition : "le PS n'est pas brillantissime dans cette affaire, il fait de la procédure au lieu de débattre du fond". “On est deux fois moins de sénateurs que de députés et on a fait deux fois plus de débat. Je pense que maintenant on a fait le tour des arguments. Les socialistes n’ont pas envie de voter“, a-t-il ensuite regretté.

“En fait, le sujet des retraites est sur la table depuis 1993 avec Balladur, 95 avec Juppé, 2003 avec mon gouvernement, 2007 avec Fillon. Maintenant on connait les arguments, on connaît la situation : plus de retraités, beaucoup moins de cotisants“, a-t-il ensuite conclu.