Radars : les députés UMP "pris pour des cons"

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Radars : les députés UMP "pris pour des cons"
Après le rétropédalage du gouvernement, les réactions se multiplient.
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REACTIONS - Ils pensaient avoir gagné un bras de fer avec l’Etat. Et ne cachent pas leur colère.

Sur les radars, le gouvernement ne compte pas lâcher prise. François Fillon, cité par François Baroin, a confirmé la suppression des panneaux avertisseurs de radars. Les députés UMP, qui pensaient mardi soir que le gouvernement avait enfin pris acte de leur grogne, sont tombés des nues mercredi. D’autant plus que François Baroin a qualifié la première réaction des élus UMP d’ "erreur d’interprétation". Une expression qui a suscité un véritable tollé.

"Incohérence totale du gouvernement"

"Ça va finir par un 'printemps des députés' si le gouvernement continue à nous prendre pour des cons", a ainsi écrit le député UMP Yannick Favennec sur son compte Twitter. Et de dénoncer "l’incohérence totale du gouvernement". "."Le gouvernement n'a pas été clair sur les propos et les annonces qui ont été faites. On nous dit un jour qu'on enlève les panneaux d'information. On nous dit ensuite que l'on suspend et que l'on remplace les panneaux par des radars pédagogiques. Mardi, on ne savait plus rien tellement c'est une cacophonie", a-t-il expliqué. Et de menacer : "je ne suis pas sûr que ces incohérences de communication préparent bien 2012".

"On n'y comprend plus rien"

Même discours chez les centristes. "On n'y comprend plus rien", regrette le député François Sauvadet au micro d'Europe 1. "Il faut que le gouvernement nous dise ce qu'il souhaite faire" ajoute le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée.
Pour le député de l'UMP Yves Albarello, l'un des signataires de la lettre adressée à François Fillon, tout est clair en revanche. "Au fur et à mesure du démontage des panneaux, il y aura la mise en place d'un radar pédagogique mais pas forcément à la même distance qu'aujourd'hui".

Sous couvert d'anonymat, un autre parlementaire de la majorité présidentielle se fend cependant d'un avertissement : "Si Guéant ne respecte pas sa parole, nous irons au conflit".

Le gouvernement "en plein délire"

Hors de la majorité présidentielle, la contestation gronde. Marine Le Pen a fustigé la "cacophonie" du gouvernement, estimant que l’on était "en plein délire". "Après la scandaleuse annonce de la suppression des panneaux avertisseurs, le gouvernement a piteusement tenté de se rattraper hier, et rétropédale aujourd'hui à nouveau!", a déclaré la présidente du FN dans un communiqué.

De leur côté, les associations de victimes d’accidents critiquent également la cacophonie gouvernementale, mais pas pour les mêmes raisons. Sur son blog, Claude Got, expert en santé publique, estime que les sursauts du gouvernement sont préjudiciables à la sécurité routière en elle-même.