Quel 1er mai pour la gauche ?

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Quel 1er mai pour la gauche ?
La gauche va tenter de dénoncer l'instrumentalisation du 1er mai par le candidat de l'UMP tout en laissant la vedette aux syndicats.@ MAXPPP
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Les composantes de la gauche veulent afficher une présence discrète dans les défilés.

La journée va ressembler à un exercice d’équilibriste pour la gauche. Après les déclarations de Nicolas Sarkozy pour en faire la fête du "vrai travail" avec son rassemblement du Trocadéro, elle va tenter de dénoncer l'instrumentalisation du 1er mai par le candidat de l'UMP tout en laissant la vedette aux syndicats.

François Hollande rendra hommage à Pierre Bérégovoy

Pour sa part, François Hollande joue clairement la contre-programmation. Il sera à Nevers, dans la Nièvre, pour rendre hommage à Pierre Bérégovoy, l’ancien Premier ministre socialiste de François Mitterrand décédé le 1er mai 1993. Le candidat socialiste a toutefois adressé une lettre aux syndicats dans laquelle il leur promis une grande conférence sociale s’il était élu.

La discrétion est également le mot d’ordre pour les socialistes qui se rendent à la manifestation parisienne. Il n’est en effet pas question pour eux de marcher avec les syndicats mais, néanmoins, un rendez-vous a été fixé à quelques centaines de mètres du départ du cortège, en forme de soutien. Derrière la banderole du Parti socialiste se presseront ainsi Bertrand Delanoë, Harlem Désir ou encore Martine Aubry.

Le Front de Gauche présent pour soutenir les syndicats

Stratégie quasi-similaire pour le Front de Gauche.  Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent et Marie-George Buffet "seront présents à Port Royal, à partir de 14h30 pour soutenir la manifestation syndicale du 1er mai", affirme le parti. Le Front de Gauche "défilera en fin de manifestation derrière les salariés et les syndicalistes", précise-t-il.

Pour sa part, l'ex-candidate écologiste Eva Joly sera à 11h00 au pont du Carrousel, à Paris, non loin du passage du défilé syndicaliste. Elle y rendra hommage à Brahim Bouarram, jeune Marocain jeté dans la Seine le 1er mai 1995 par des manifestants issus d'un cortège du Front national.