Quand Hollande tresse des louanges à Chirac

  • A
  • A
Quand Hollande tresse des louanges à Chirac
@ PATRICK KOVARIK / POOL / AFP
Partagez sur :

Dans un entretien consacré aux 50 ans de vie politique de l'ancien chef de l'Etat, l'actuel locataire de l'Elysée lui assure de tout son "respect".

L'INFO. "Chirac, lui, je le respecte, car dans les moments les plus essentiels, il n'est jamais tombé du mauvais côté". La sentence n'est pas signée d'un homme de droite, mais bien d'un président de la République de gauche. Dans un numéro spécial de la revue politique Charles consacrée à son prédécesseur, François Hollande ne tarit pas d'éloges sur Jacques Chirac, devenu l'homme politique préféré des Français.

Mais "les responsables politiques sont d'autant plus populaires qu'ils ne sont plus au pouvoir", observe l'actuel chef de l'Etat. Se rêve-t-il un destin à la Chirac, essuyant risées et critiques pendant sa présidence pour devenir l'une des personnalités les plus appréciés des Français ensuite ?

>> INTERVIEW E1 - Tillinac : "Chirac a donné un coup de main à Hollande"

Guerre en Irak et Coupe du monde 98. Parlant de ceux qui l'ont précédé à l'Elysée, François Hollande estime qu'"il n'y a rien à leur reprocher, simplement à se souvenir d'un certain nombre de décisions qu'ils ont pu prendre quand ils étaient en fonction et qui se révèlent avoir été des choix judicieux après". Et "c'est le cas pour Jacques Chirac", ajoute-t-il aussitôt.

L'actuel chef de l'Etat est également revenu sur les succès, selon lui, de Jacques Chirac, de son refus d'engager la France dans la guerre d'Irak en 2003, à son image de "rassembleur" pendant la Coupe du monde de 1998 puis de "défenseur de la République" après un certain 21 avril 2002 quand Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour de la présidentielle.

>> A LIRE AUSSI - En meeting, Nicolas Sarkozy cajole Jacques Chirac

"Quand vous aimez les Français, ils vous en savent gré". Il rappelle aussi le "mouvement de solidarité et même d'affection" suscité par les ennuis de santé rencontrés par cet "homme attentif aux autres" et "profondément humain", saluant la "grande dignité" de son départ de l'Elysée, en 2007. Puis, comme s'il songeait à lui-même, il ajoute: "Quand vous aimez les Français, ils vous en savent gré. Pas forcément tout de suite, mais à la longue, ils reconnaissent la générosité, la curiosité, l'humanité".