PSA Aulnay : Sapin accuse Sarkozy

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PSA Aulnay : Sapin accuse Sarkozy
@ REUTERS
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Pour le ministre du Travail, l'ancien président a agi pour retarder l'annonce du plan social.

Michel Sapin n'a pas hésité mercredi à mettre en cause Nicolas Sarkozy au sujet de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois. Il y a "des nouvelles mauvaises qui vont être annoncées, pourquoi n'ont-elles pas été annoncées il y a quatre mois, ou cinq mois ou six mois d'ailleurs?", s'est interrogé le ministre du Travail.

Des mesures de redressement du groupe automobile doivent être prises jeudi lors d'un comité central d'entreprise. Les salariés s'attendent à l'annonce de la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, repoussée depuis un an.

Les visites du dirigeant de PSA à Sarkozy critiquées

Le plan social redouté pour le site d'Aulnay-sous-Bois est "typiquement un de ces plans dont Nicolas Sarkozy a "demandé de le retarder plutôt que de trouver des solutions", a attaqué le ministre du Travail.

"Je pense que vous avez remarqué que M. Varin (le président du directoire de PSA Peugeot Citroën) avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy. Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën ou chez Peugeot? Non, c'était pour parler de ces sujets-là, en lui disant 'tu verras ça plus tard'", a ironisé Michel Sapin.

Et de poursuivre : "j'ai entendu le terme de 'criminel' utilisé par un ancien ministre à propos des débats de la grande conférence, voilà me semble-t-il un point sur lequel un terme aussi violent pourrait être utilisé".

Sapin met la pression sur PSA

Michel Sapin a également dit "exiger de PSA que le dialogue soit exemplaire et que les contreparties soient à la mesure des problèmes rencontrés".

"Si Aulnay ne conserve pas de production de PSA, quels sont les efforts faits par PSA pour qu'il y ait de l'activité à l'emplacement d'Aulnay, ce qu'on appelle de la réindustrialisation? Voilà typiquement une responsabilité qui incombe à une entreprise", a mis en garde le ministre, estimant qu'il devait "y avoir des propositions en matière de reclassement".

Le site d'Aulnay emploie 3.000 salariés et 300 intérimaires.