PS : Cazeneuve "pas candidat" à la tête du parti

  • A
  • A
PS : Cazeneuve "pas candidat" à la tête du parti
Bernard Cazeneuve ne sera pas candidat à la tête du PS.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
Partagez sur :

L'ancien Premier ministre et proche de François Hollande a martelé qu'il "ne prendrait pas la responsabilité du Parti socialiste".

"Je ne serai pas candidat à la tête du PS", a affirmé vendredi l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, disant ne rien solliciter et ne rien accepter alors que le parti se cherche une nouvelle direction. "Je le redis, je ne serai pas candidat à la tête du Parti socialiste. Ni je ne sollicite, ni j'accepte, c'est non. Je ne peux pas être plus clair", a-t-il martelé sur CNews.

"Je participerai". "Je participerai à l'entreprise collective de rénovation de la gauche de gouvernement parce que c'est ma famille politique, mais je ne prendrai pas la responsabilité du Parti socialiste parce qu'il y a des candidats qui peuvent le faire, des groupes qui peuvent s'y engager et qu'il y a une génération nouvelle. Il y a des personnalités qui ont une expérience comme Stéphane Le Foll qui peuvent tout à fait contribuer à la reconstruction du Parti socialiste", a-t-il ajouté. "Ils doivent le faire ensemble avec une vision claire : l'Europe, l'écologie, la responsabilité dans l'exercice du pouvoir, parce qu'on ne peut pas se résoudre à l'actuel tête-à-tête entre l'actuel gouvernement et Jean-Luc Mélenchon (...)", a précisé l'ancien ministre de l'Intérieur.

Direction collégiale. Le Parti socialiste, laminé par les élections présidentielle et législatives, n'a à ce jour pas de chef mais une direction collégiale qui compte 28 membres. Mise en place en juillet après le départ de Jean-Christophe Cambadélis, elle a été prolongée fin septembre par une résolution du Conseil national du parti. Interrogé sur cette instance, Bernard Cazeneuve a estimé que 28 membres, "c'est trop". Jeudi, le chef de file des députés socialistes, Olivier Faure, a rappelé la nécessité pour le parti d'une incarnation mais a affirmé que le choix du futur premier secrétaire n'était pas arrêté, souhaitant l'émergence d'une "nouvelle génération" issue des territoires.