Prime et baisse des impôts d'ici 2017 ? "Tout a un lien avec l’élection"

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Michel Pouzel, député socialiste de l'Essonne, reconnaît au micro d'Europe 1 que les mesures annoncées ou envisagées par l'exécutif s'accordent avec le calendrier électoral. 

Après les jeunes, les fonctionnaires et les agriculteurs, les professeurs des écoles vont bénéficier d’un "coup de pouce" du gouvernement. Najat Vallaud-Belkacem a annoncé lundi un alignement de la prime des professeurs des écoles sur celle du secondaire, soit une augmentation de 800 euros par personne et par an. Dans le même temps, Les Echos révèlent que François Hollande songerait à une nouvelle baisse des impôts pour 2017. Mais à un an de l'élection présidentielle, ces différentes mesures peuvent aussi passer pour une manœuvre électorale de la part d'un gouvernement très impopulaire.

Échéance présidentielle. "Tout a un lien avec l’élection, mais avec la nécessité du pays. La baisse des impôts se poursuit depuis trois ans, ce n’est pas une nouveauté", soutient Michel Pouzol, député PS de l’Essonne, mardi, dans le Grand Direct de l’Actu. Il évoque des décisions "prises dans la logique de ce qu’a fait le gouvernement pendant le quinquennat, notamment sur l’éducation. Nous avons beaucoup travaillé sur l’éducation et je pense que les professeurs des écoles ont été un peu oubliés. Il est temps de le faire. Est-ce qu’on le fait trop tôt ou trop tard ? J’aurais tendance à dire trop tard."

L’échéance présidentielle est donc un simple hasard dans le calendrier des réformes ? "Il n'y a pas de hasard en politique… Ça tombe bien", concède le responsable socialiste.

Un chèque en bois. À l’inverse, Julia Sereni, déléguée nationale Les Républicains de Corse-du-Sud, refuse de voir une continuité dans la politique conduite par François Hollande depuis cinq ans. "On a commencé le quinquennat par la défiscalisation des heures supplémentaires, et on se rend compte maintenant, comme par hasard, à un an d’une élection présidentielle, que peut-être il faudrait faire plaisir à ceux que François Hollande considère comme une clientèle." Elle évoque une attitude "méprisable", consistant à utiliser des "chèques en bois pour acheter l’élection à crédit".

Financement. "Quand on crée comme ça des dépenses nouvelles, il faut équilibrer les comptes à un moment donné", relève Julia Sereni. "On a un budget qui va se construire. Une des grandes batailles de ce quinquennat, c'est la réduction des déficits. Ça commence à porter ses fruits", lui répond Michel Pouzol. "On a des moyens ! On a une économie ! On a un PIB ! [...] La baisse de la dette nous donne une marge de manœuvre", martèle l'élu socialiste.