Primaires au PS : qui sont les candidats ?

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Primaires au PS : qui sont les candidats ?
La liste des prétendants aux primaires au PS : Martine Aubry, DSK, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, François Hollande, Manuel Valls, Benoît Hamon, Pierre Moscovici et Jean-Louis Bianco.@ REUTERS - MONTAGE
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De DSK à Hollande , en passant par Valls et Aubry : tour d'horizon de ceux qui visent 2012.

Les déclarés


François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls

Hollande :L'ex-numéro un du PS s'est officiellement déclaré le 31 mars "candidat à l'élection présidentielle" après des mois de faux suspense, ignorant les attaques des partisans de Dominique Strauss-Kahn et de la direction du Parti socialiste. Dans un discours de sept minutes prononcé à Tulle, son fief de Corrèze, l'ancien premier secrétaire du PS s'est lancé dans la course à l'investiture socialiste en affichant sa volonté de "mettre la France en avant", une formule qui sonne comme un slogan de campagne.

Royal : L'ancienne candidate à l'Elysée a longtemps entretenu le suspense sur ses ambitions présidentielles. En annonçant sa candidature, fin novembre, dans un entretien à deux quotidiens régionaux, la présidente de Poitou-Charentes rompt le "pacte" de "présidentiables" que Martine Aubry disait former avec elle et Dominique Strauss-Kahn et précipite les événements au PS.

Montebourg : Ce n'était déjà plus un secret pour personne. Arnaud Montebourg a officialisé en novembre sa candidature aux primaires présidentielles du PS. Pour son "discours de candidature", le député de Saône-et-Loire a convié partisans et journalistes dans son fief de Frangy-en-Bresse. A 48 ans, l'ancien porte-parole de campagne de Ségolène Royal entretenait un vrai-faux suspense sur sa candidature depuis l'été. "Si j'y vais c'est pour gagner", avait-il déclaré dans Libération en septembre, présentant son livre-programme, Des idées et des rêves. Comment bâtir la nouvelle France. Arnaud Montebourg est le principal promoteur au sein du Parti socialiste des primaires.

Valls : Il est le premier à s’être déclaré publiquement. Manuel Valls est entré dans la danse, en juillet dernier, en envoyant une lettre aux 12.000 élus et responsables socialistes pour obtenir leur parrainage. "Seule l’élection présidentielle permettra le changement. Et c’est à ce rendez-vous de 2012 que je me prépare", assurait-il alors sur Europe 1. Pour se tailler une place parmi les éléphants du parti, l’élu socialiste de l’Essonne répète à l’envi qui il y a une "place pour la nouvelle génération". Manuel Valls est souvent très critique à l’égard du PS et sa première secrétaire, Martine Aubry, notamment sur le dossier des retraites et de l’égalité réelle.

Ceux qui pourraient se déclarer prochainement





DSK, Martine Aubry, François Hollande

Aubry : Pour l’heure, la patronne du PS refuse de s'avancer sur une candidature aux primaires, martelant que "le choix des candidats à la présidentielle, ce n'est pas aujourd'hui". Elle a, à plusieurs reprises, promis de ne pas affronter DSK, lors de ces primaires. Pour se différencier de l’encombrant patron du FMI et montrer qu’elle n’est pas interchangeable avec lui, Martine Aubry essaie de placer le curseur à gauche. Pour preuve : elle a récemment confié le dossier sur "l'égalité réelle", au représentant de la tendance la plus à gauche du parti : Benoît Hamon. Elle estime que "entre trois et cinq candidats" devraient concourir à ces futures primaires.

DSK : Entre le FMI et 2012, DSK continue son numéro d'équilibriste. Même si son mandat à la tête du FMI le contraint en théorie à un strict devoir de réserve, il a semé à la mi-novembre quantité de petites pierres blanches vers une éventuelle candidature et s'est attaché à prendre ses distances avec le chef de l'Etat. Lors d’une interview, le 15 novembre, sur France Inter, il a ainsi assuré qu'il travaillait "correctement" avec Nicolas Sarkozy, tout en rappelant qu'il ne lui devait pas sa nomination au FMI. Reste que, pour l’heure, s'il apprécie les sondages qui le consacrent depuis près d'un an comme le "présidentiable" socialiste préféré des Français, il s'en tient pour l'instant toujours aux pirouettes plutôt qu'aux déclarations d'intention. Mais, ce statut de favori crée des obligations, tempête un aspirant présidentiel. "S'il annonce en juin qu'il n'est pas candidat, c'est un meurtre : personne ne pourra refaire son retard et la gauche perdra".

Les outsiders





hamon

Bianco : "Je serai candidat si les thèmes qui sont présentés au PS ne me conviennent pas", avait insisté en août dernier Jean-Louis Bianco dans les colonnes du journal La Provence, laissant entendre, que lui aussi, pourrait être candidat aux primaires.

Moscovici : Il avait déjà dit qu’il y songeait "même sans se raser". Pierre Moscovici a confirmé cet été, sur son blog, qu’il serait "un acteur de ces primaires". Le député du Doubs assurait alors à Europe1.fr qu’il représentait une génération et un courant de pensée". Pierre Moscovici devrait donc être candidat, sauf si… Sauf si DSK se présentait. "Je me prépare, mais la candidature de Dominique Strauss-Kahn changerait bien sûr la donne", a-t-il plusieurs fois expliqué.

Hamon :"Si c'est DSK qui se présente, Benoît ira", confiait, début novembre, l'un des lieutenants de Benoît Hamon. Représentant l’aile gauche du PS, le porte-parole du parti pourrait, en effet, être tenté par une candidature contre Dominique Strauss-Kahn, à qui il reproche des positions trop libérales. "Si tout le travail de reconstruction de la gauche et du PS qu'on a fait était anéanti en quelques heures, je prendrais mes responsabilités. Et sans état d'âmes", répète à l’envi Benoît Hamon.





En l'état, le calendrier du PS pour ses primaires, approuvé par les militants en 2009, prévoit un dépôt des candidatures en juin et un scrutin en octobre, après les élections sénatoriales mais des voix s'élèvent depuis quelques jours pour accélérer ce tempo.

Pour se présenter, tous les candidats doivent recueillir les parrainages de 5% des parlementaires socialistes (17 parrainages) ou 5% des membres titulaires du Conseil national (16 parrainages), issus d'au moins dix départements et quatre régions, ou de 5% des maires socialistes des villes de plus de 10.000 habitants (16 parrainages).