Primaire : un pari gagné pour le PS

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Primaire : un pari gagné pour le PS
François Hollande a remporté au la main la primaire socialiste. Il est designé candidat pour 2012.@ MAXPPP
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Une victoire nette, une forte participation : le PS a réussi à fédérer autour de son projet.

François Hollande est le grand vainqueur de la primaire socialiste avec 56,7% des voix. Mais au-delà de la victoire d’un homme, cette primaire apparaît comme la victoire de la démocratie. Passionnant les Français depuis plus d’un mois, même la droite envisage de plus en plus des primaires pour la présidentielle de 2017. Europe1.fr liste les cinq signes révélateurs d’une primaire réussie.

Près de 3 millions de votants au second tour

Un fort taux de participation. Avec une moyenne de plus de 2,5 millions de personnes pour les deux tours de la primaire PS, la participation est une des grandes victoires de cette élection pour la gauche. Avant la primaire, au PS, on estimait qu’une participation de plus de 1,5 million de personnes serait un grand succès. Le second tour de dimanche a largement rempli le contrat avec une participation estimée à près de 3 millions de votants.

Une victoire médiatique. Une autre grande réussite de cette primaire socialiste, c’est l’exposition médiatique. En effet, depuis plus d’un mois et le premier débat sur France 2 le 15 septembre dernier, les débats entre les candidats passionnent les Français. Les émissions politiques ont battu des records d’audience pour ce type de programmes. Le premier débat sur France 2 entre les six candidats en lice au départ avait attiré en moyenne 5 millions de téléspectateurs. Le second débat sur la même chaîne entre François Hollande et Martine Aubry a captivé près de 6 millions de téléspectateurs.

"Un mandat impérieux"

Hollande, un vainqueur sans contestation.La désignation de François Hollande comme candidat pour 2012 apparaît elle aussi comme une victoire de cette primaire. En effet, le candidat a réussi à rassembler autour de lui et il gagne largement avec un score de 56,57% sur plus de 2,8 millions de votants. Mis à part les piques autour de la "gauche molle", le débat n'a pas viré au conflit fratricide. François Hollande estime ainsi avoir reçu un "mandat impérieux" pour battre le président sortant Nicolas Sarkozy. 

Des résultats incontestables. Alors que planait sur cette primaire l’ombre du Congrès de Reims en 2008 et ses contestations, aucune fraude n'a été signalée lors de cette primaire. Pour se prémunir contre tous soupçons, le Parti socialiste s’était équipé de stylos électroniques servant à rédiger les procès-verbaux et à faire remonter rapidement les résultats. Par ailleurs, les candidats s’étaient également préparés à scruter les bureaux de votes considérés à risques. De cette façon, Martine Aubry a fait surveiller par ses équipes près de 150 bureaux. Sans émettre ensuite de critiques.

"Processus moderne qui convient à droite comme à gauche"

L’UMP séduite elle aussi. Un formidable "exercice démocratique", c’est le constat qui ressort souvent après cette primaire. Mais à droite. Ainsi, le 5 octobre le Premier ministre, François Fillon considérait la primaire comme un "processus moderne qui convient à droite comme à gauche". Pour 2012, pas de discussion possible : Nicolas Sarkozy devrait être le candidat de l'UMP. Mais dans l’optique de 2017, Xavier Bertrand, le ministre du Travail, a ainsi affirmé dimanche sur Canal+ : "quand vous n'avez pas de leader naturel qui s'impose, il vaut mieux que ce soient les électeurs avec des primaires qui choisissent plutôt que les sondages, les commentateurs ou les spécialistes des petites phrases".