Primaire : "On franchit la ligne rouge, je dis stop" (Wauquiez)

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Primaire : "On franchit la ligne rouge, je dis stop" (Wauquiez)
"Compétition oui, division non", prône Laurent Wauquiez dans une interview à la presse régionale du groupe Ebra, à paraître jeudi.@ PATRICK KOVARIK / AFP
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Le président par intérim des Républicains, Laurent Wauquiez, a appelé à l'apaisement, après les piques échangées entre les deux finalistes de la primaire de la droite.

Laurent Wauquiez, président par intérim du parti Les Républicains, regrette que la "ligne rouge" ait été franchie lors de la fin de la campagne pour la primaire de la droite pour 2017, en raison d'"attaques" et de "caricatures inacceptables", dans une interview à la presse régionale du groupe Ebra, à paraître jeudi.

"Ne gâchons pas tout". "Il est urgent de reprendre de la hauteur, de la sérénité et de retrouver un esprit de modération. Cette primaire a été une très belle réussite avec des débats dignes, une forte participation, deux finalistes qui sont de très bons candidats. Mais ne gâchons pas tout dans la dernière ligne droite", affirme Laurent Wauquiez.

"Certaines caricatures sont inacceptables". Selon le président de la région Rhône-Alpes, "depuis lundi, certaines attaques, certaines caricatures sont inacceptables. La primaire est un projet d'alternance d'une famille rassemblée. Notre responsabilité, c'est de garantir les conditions du rassemblement après le second tour, de ne pas créer des blessures qui seront des fractures durables. Les Français ne supportent pas les divisions".

"Compétition oui, division non". En assurant que "non", il ne vise pas Alain Juppé, l'un des deux finalistes qui a décoché quelques flèches en direction de son rival François Fillon, Laurent Wauquiez a affirmé : "ne mettons pas les socialistes en position d'arbitres d'une primaire de la droite et du centre, ne montrons pas l'image d'attaques, de violence, de divisions. On franchit la ligne rouge quand on reprend à l'intérieur d'une même famille un vocabulaire qui relève d'une caricature que fait la gauche quand elle nous attaque. Je dis stop. Compétition oui, division non". "On peut prendre exemple sur le comportement de Nicolas Sarkozy qui a forcé le respect par sa dignité dimanche soir", a-t-il dit, réaffirmant qu'il n'attendait "aucun poste gouvernemental".