Primaire de la gauche : qui soutient qui en vue du second tour ?

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Primaire de la gauche : qui soutient qui en vue du second tour ?
Tous les candidats ne se sont pas encore prononcés sur leur décision de ralliement en vue du second tour, dimanche prochain.@ AFP
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Benoît Hamon, en tête du premier tour de la primaire de la gauche dimanche, peut compter sur le soutien du troisième homme, Arnaud Montebourg. Sylvia Pinel, en revanche, votera Manuel Valls.

Benoît Hamon a viré en tête dimanche soir du premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste. Le député des Yvelines aborde la second tour avec un net avantage sur Manuel Valls, deuxième, grâce au soutien apporté par Arnaud Montebourg. Sylvia Pinel, avant-dernière des suffrages, supportera quant à elle son ancien Premier ministre. Vincent Peillon, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias n'ont pas encore tranché.

Il soutient Benoît Hamon

  • Arnaud Montebourg

C'est un soutien clair, net et précis, qui va peser en vue du second tour, dimanche prochain. Depuis son QG de campagne parisien, Arnaud Montebourg, le troisième homme – comme en 2011 – s'est rapidement prononcé en faveur de Benoît Hamon. Pour justifier son choix - somme toute logique -, l'ancien ministre de l'Économie a évoqué divers combats menés à ses côtés. "Avec Benoît Hamon, nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques sociales libérales aujourd'hui désavouées par les électeurs de la primaire. Nous avons quitté le gouvernement ensemble et veillé ensemble, malgré des désaccords, à ce que nos prises de position restent complémentaires et compatibles", a-t-il affirmé. Et de conclure, devant ses électeurs : "Je voterai Benoît Hamon et je vous invite à faire de même".

Ils soutiennent Manuel Valls

  • Sylvia Pinel

Son ralliement pèsera bien moins lourd que celui d'Arnaud Montebourg. Sylvia Pinel, la présidente du Parti radical de gauche, arrivée sixième et avant-dernière du premier tour, a annoncé qu'elle apporterait son soutien à Manuel Valls. "Manuel Valls est le plus proche de mes convictions, notamment sur la défense intransigeante des valeurs de la République. Il est aussi celui qui a la stature d'un homme d'État et il est donc le seul à mes yeux à pouvoir faire gagner la gauche. Bien naturellement, je m'engagerai à ses côtés pour ce second tour, dans l'intérêt de la gauche", a-t-elle déclaré.

  • Jean-Luc Bennhamias

Jean-Luc Bennhamias a apporté son soutien à Manuel Valls, sans toutefois donner de consigne de vote à ses électeurs. "Les 16.000 personnes qui ont voté pour moi l'ont fait en toute indépendance. Je ne leur donnerai donc pas de consigne de vote (...)  Mais il est logique qu'après avoir défendu les gouvernements, je voterai dimanche pour Manuel Valls", a déclaré celui qui est arrivé dernier du premier tour (1%). 

Il ne soutient pas Hamon, mais pas (encore) Valls

  • François de Rugy

C'est une position originale. François de Rugy a dit mardi matin qui il ne soutenait pas l'un, tout en précisant qu'il ne soutenait pas tout à fait l'autre. Une chose est sûre, ce ne sera pas Benoît Hamon. "S'il a effectivement verdi son idéal socialiste, je continue de penser que son programme économique est irresponsable", a expliqué le vice-président écologiste de l'Assemblée nationale. "Mais à ce stade, je ne vois pas, par rapport aux questions que j'ai portées, de dynamique non plus dans la candidature de Manuel Valls", a poursuivi le député de Loire-Atlantique. Mais tout n'est pas perdu pour l'ancien Premier ministre : "Il lui revient donc de s'adresser directement à celles et ceux qui ont voté pour moi au premier tour s'il veut les convaincre de voter pour lui au deuxième tour".  

Il ne s'est pas (encore) prononcé

  • Vincent Peillon

Il s'était posé en seul recours capable de rassembler la gauche. Vincent Peillon est finalement arrivé quatrième du premier tour de la primaire de la gauche, dimanche, et n'a pas souhaité donné de consigne de vote en vue du second. L'ancien ministre de l'Éducation s'est contenté de féliciter "les deux finalistes Benoît Hamon et Manuel Valls" et d'appeler "les électrices et les électeurs à amplifier encore leur vote".