Primaire de la gauche : le candidat élu pourrait-il se désister au profit d'un autre ?

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Un désistement du candidat élu par la primaire au profit de Macron ou de Mélenchon ? Certains électeurs l'envisagent comme une piste sérieuse pour sauver la gauche.

REPORTAGE

Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de la gauche avec 36,35% des voix, devant Manuel Valls (31,11%) et Arnaud Montebourg (17,52%). Pour le second tour, les électeurs des candidats éliminés vont devoir voter pour l'un des deux participants encore en lice. Mais l'inquiétude règne quant à la présence du candidat choisi par la primaire au deuxième tour de l'élection présidentielle.

"Je ne crois pas au miracle". La gauche éliminée du second tour comme en avril 2002 est un scénario qui tétanise les électeurs. Une situation pour l'instant promise au vainqueur de cette primaire quel qu'il soit, constate plusieurs électeurs. "Je suis un scientifique donc je ne crois pas au miracle et je pense que le candidat socialiste va arriver quatrième. Je me dis qu'il y aura peut-être un désistement vis-à-vis de Macron parce que c'est Macron qui est évidemment en piste en ce moment", analyse Joël, un professeur de chimie à la retraite, au micro d'Europe 1. 

"J'espère qu'il arriveront tous à s'entendre". Se désister malgré l'onction de cette primaire ? Brigitte reconnaît que l'équation est délicate mais d'après elle, c'est peut-être la seule chance qui reste pour cette élection : "Ce serait quand même dommage que la gauche disparaisse et que ce soient uniquement les extrêmes. J'espère qu'il arriveront tous à s'entendre à un moment et que ce sera un seul homme."

Voter Hamon pour soutenir Mélenchon. L'autre choix possible, c'est une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. C'est ce qu'a voulu exprimer Annie à travers son vote pour Benoît Hamon. "Il est beaucoup plus proche du programme de Mélenchon qu'un Montebourg ou un Valls donc il y a quand même un tunnel d'entente." La preuve surtout que le PS est arrivé au terminus de son histoire, glisse un électeur, incapable aujourd'hui d'affronter seul la droite et le Front national dans la course à l'Élysée.