Primaire de la droite : un site Internet et une communication a minima

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Primaire de la droite : un site Internet et une communication a minima
Pas besoin d'être adhérent au parti pour pouvoir voter à la primaire de la droite et du centre.@ AFP
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Les modalités de participation à la primaire de la droite et du centre restent peu connues des électeurs et pour cause, le budget communication est très faible.

La primaire de la droite et du centre, ça devient concret. Vendredi, la Haute autorité de la primaire lance sur son site Internet un moteur de recherche qui permettra à chaque électeur de trouver son bureau de vote parmi les 10.228 qui seront ouverts, en fonction de son adresse, dans un mois et demi. Car les électeurs ne le savent pas forcément mais il n'y a pas besoin d'avoir sa carte du parti pour voter.

200.000 euros pour la communication. S'il y a toute une pédagogie à faire autour des modalités concrètes de participation, c'est parce que la droite ne met pas beaucoup d'argent pour en faire la publicité : seulement 200.000 euros sont budgétés pour la communication, quand le PS, lui, avait dépensé 1 million d'euros en 2011. La droite, qui n'aura donc pas d'encarts dans la presse, va utiliser ce petit budget pour concevoir et distribuer des tracts version "mode d'emploi général de la primaire", acheter de la publicité sur Facebook et mettre en place un centre d'appels pour aider les électeurs à trouver leur bureau de vote.

Des astuces pour les plus âgés. En effet, des élus se sont inquiétés de voir des électeurs trop âgés ne pas savoir se débrouiller sur Internet. La droite a donc essayé de trouver des astuces. Un rendez-vous a notamment été prévu avec des représentants de la presse locale pour les inciter à publier la liste des bureaux de vote. Des juppéistes envisagent de payer eux-mêmes des tracts locaux, les fédérations n'ayant aucune obligation de financement.

Dans les bulletins municipaux. Dernier tuyau qui circule chez les élus : assurer la promotion de la primaire dans les bulletins municipaux. A Angoulême, le maire PS l'avait fait en 2011. L'opposition l'avait attaqué avant d'être déboutée par le tribunal administratif. La droite compte donc profiter de ses mairies et de la "jurisprudence Angoulême".