Primaire de la droite : le dilemme des centristes alsaciens

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Les électeurs centristes hésitent à voter pour Alain Juppé, soutenu par les élus UDI et par François Bayrou. 

REPORTAGE

A quelques heures du premier tour de la primaire de la droite et du centre, les centristes alsaciens s’interrogent. Alors que 600 élus de l’UDI ont signé une tribune de ralliement à Alain Juppé et que François Bayrou est lui aussi un soutien déclaré de l’ancien Premier ministre, tous les électeurs du centre ne sont pas forcément juppéistes.

"Juppé, un peu le candidat par défaut." Arnaud, qui avait pour favori le maire de Bordeaux, penche désormais pour Nathalie Kosciuzko-Morizet. "C’était plus un réflexe pavlovien contre Sarkozy de voter Juppé. Il était un peu le candidat par défaut".

Anne, ex-élue municipale centriste à Strasbourg, s’est aussi éloignée d’Alain Juppé. Elle votera dimanche pour François Fillon. "Je choisis celui qui n’a aucune gamelle, qui  me semble suffisamment jeune et avec une stature d’homme d’État. Je n’ai rien contre Juppé, mais je pense qu’à 70 ans, il est trop âgé."

Tous contre Sarkozy. La plupart des élus centristes UDI-MoDem restent cependant fidèles à Alain Juppé. "C’est lui qui est le plus rassembleur. On ne s’en sortira que si l’Europe est grande et forte. Il a un discours intéressant sur le sujet", assure Pierre Perrin, maire d’une petite commune près de Strasbourg. Un candidat met tout de même d’accord une large majorité de centristes, mais contre lui : Nicolas Sarkozy.