Primaire de la droite et du centre : Lagarde pose ses conditions

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Le président de l'UDI veut négocier avec une éventuelle participation aux primaires de la droite et du centre pour la prochaine présidentielle.

INTERVIEW

L'UDI va-t-elle participer aux primaires de la droite et du centre organisées par Les Républicains ? Le président du parti centriste Jean-Christophe Lagarde a posé ses conditions, dimanche dans le Grand rendez-vous Europe, i-Télé et Le Monde. Il dit vouloir "partager des priorités politiques" avec le parti et demande un "pacte de gouvernance", ainsi qu'un "équilibre aux législatives". 

Les militants UDI appelés à voter. Il a expliqué avoir écrit au président du grand parti de droite, Nicolas Sarkozy, qu'il considère comme "son interlocuteur" dans ce débat. La réponse de ce dernier doit aider selon lui les militants de l'UDI à trancher. ces derniers sont appelés à décider si le parti centriste présentera un candidat à la primaire de la droite et du centre, lors d'un congrès prévu le 20 mars. Le député de Seine-Saint-Denis a refusé de dévoiler ses propres intentions, renvoyant la balle aux militants. Il a, à plusieurs reprises, cherché à se démarquer des Républicains et de ses prédécesseurs (l'UMP et le RPR), évoquant un "besoin de porter des ruptures radicales avec les politiques qui échouent depuis 30 ans".

Jean-Christophe Lagarde estime être en position de force par rapport aux Républicains. "Il n’y a pas une victoire (des Républicains, ndlr) aux régionales qui aurait été possible sans l’UDI ." L'élu avait appelé au retrait des candidats de sa formation "le retrait des listes qui se trouvent en troisième position", dans les régions "où le FN peut gagner, au lendemain du premier tour du scrutin. Il a également taclé la politique économique et sociale du gouvernement, "pas à la hauteur de la situation dramatique que vit notre pays". 

Bayrou s'en est exclu lui-même". Interrogé sur les autres partis du centre de l'échiquier politique, le député a déclaré qu'il voulait "un seul candidat centriste, qui porte les valeurs centristes" à la présidentielle. Et François Bayrou ? "Il s'en est exclu lui-même", lâche Jean-Christophe Lagarde. Le président du Modem, qui soutient le favori des sondages Alain Juppé, avait expliqué en novembre être candidat si ce dernier n'était pas choisi lors de la primaire. "Si les Français se trouvaient devant un choix qui serait Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Marine Le Pen, (...) je serais dans la responsabilité de celui qui ne peut pas accepter que la France n’ait que ce choix là", avait avancé le maire de Pau. Jean-Christophe Lagarde n'a dit ce qu'il ferait si ce cas de figure se présentait.