Le tribunal administratif de Bastia valide l'arrêté anti-burkini de Sisco et en annule un autre

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Le tribunal administratif de Bastia valide l'arrêté anti-burkini de Sisco et en annule un autre
Cisco avait été le théâtre en août 2016 d'une violente altercation entre une famille maghrébine et des villageois.@ PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
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"La présence sur la plage de burkinis avait été perçue comme l'étincelle ayant mis le feu aux poudres", a jugé le tribunal administratif

Le tribunal administratif de Bastia a validé jeudi un arrêté municipal anti-burkini de la commune de Sisco dans le cap Corse - dont la délai d'application avait expiré fin septembre - et en a simultanément annulé un autre dans une autre commune littorale de Haute-Corse.

Altercation entre des familles maghrébines et des villageois. Saisi par la Ligue des droits de l'homme qui dénonçait l'arrêté du maire socialiste de Sisco, Pierre-Ange Vivoni, le tribunal a considéré que cette décision entrait dans le cadre des "mesures de police (...) adaptées, nécessaires et proportionnées au regard des seules nécessités de l'ordre public". Sisco, au nord de Bastia, dans le cap Corse, avait été le théâtre le 13 août d'une violente altercation entre des familles maghrébines installées sur la plage et des villageois. 

"L'étincelle ayant mis le feu aux poudres". "La présence sur la plage de burkinis avait été perçue comme l'étincelle ayant mis le feu aux poudres", a jugé le tribunal administratif, une version que le procès des échauffourées survenues sur la plage de Sisco n'avait pas corroboré. Le tribunal administratif de Bastia a toutefois estimé que la présence des burkinis "aurait été de nature à générer des risques avérés à l'ordre public".

Le tribunal a en revanche annulé un arrêté pris à titre préventif par le maire de Ghisonaccia, une station balnéaire de la côte orientale de la Corse visant à interdire la tenue de bain islamique. Pour le tribunal, il n'y avait pas à Ghisonaccia de risque d'atteinte à l'ordre public.