Présidentielle : un sénateur LR parraine Juppé plutôt que Fillon

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Présidentielle : un sénateur LR parraine Juppé plutôt que Fillon
Alain Juppé qui n'est pas candidat à la présidentielle, a reçu un parrainage d'élu@ NICOLAS TUCAT / AFP
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Le sénateur LR Jean-Pierre Grand a adressé son parrainage à Alain Juppé plutôt qu'à François Fillon. Il évoque "l'incertitude" de sa candidature.

Défenseur d'Alain Juppé pendant la primaire de droite, un élu a attribué son parrainage pour la présidentielle au maire de Bordeaux. Le sénateur Les Républicains Jean-Pierre Grand a envoyé au Conseil constitutionnel son soutien à Alain Juppé et non à François Fillon. Selon lui, "l'incertitude" pèse sur la candidature à la présidentielle du vainqueur de la primaire de la droite. 

Un "danger" pour la démocratie. "Devant une telle incertitude, lourde de conséquences pour la démocratie, il serait inconcevable que les Français qui souhaitent l'alternance, et au premier rang d'entre eux les électeurs de la droite et du centre, soient privés de toute possibilité d'alternative faute de disposer d'un candidat remplissant les conditions constitutionnelles pour se présenter à l'élection présidentielle", écrit Jean-Pierre Grand mardi dans un communiqué.

"Voilà la raison qui m'amène à renvoyer au Conseil constitutionnel mon parrainage pour Alain Juppé", ajoute le sénateur, proche de Dominique de Villepin. Le sénateur LR invite "le plus grand nombre" de maires "conscients des dangers qui rôdent pour la démocratie et nos institutions à refuser l'aventure politique" et à suivre son exemple "en formalisant leur parrainage au nom d'Alain Juppé". Pourtant, le maire de Bordeaux a définitivement exclu de remplacer François Fillon en cas de désistement. 

L'affaire Fillon mise en cause. Jean-Pierre Grand avait soutenu le maire de Bordeaux lors de la primaire de la droite. Il s'était engagé ensuite à soutenir le vainqueur du scrutin, François Fillon, mais, souligne-t-il, les conditions ont changé depuis, avec l'affaire des emplois présumés fictifs visant sa famille.

Depuis le 24 février et jusqu'au 17 mars, le Conseil constitutionnel recueille les 500 précieuses signatures d'élus indispensables à un candidat pour valider sa candidature.