Présidentielle : un maire rural parraine Macron (après Dupont-Aignan en 2012 et Schivardi en 2007)

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Présidentielle : un maire rural parraine Macron (après Dupont-Aignan en 2012 et Schivardi en 2007)
En 2017, le maire de Braye-en-Laonnois a décidé de soutenir Emmanuel Macron (mairie de Braye-en-Laonnois)@ capture d'écran Google Street View
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Le maire de ce village de 230 habitants l'assure : parrainer "ne signifie pas forcément adhérer aux idées". 

"Donner un parrainage ne signifie pas forcément adhérer aux idées", assure Gérard Dagry, maire de Braye-en-Laonnois (Aisne), un village de 230 habitants, à FranceInfo mercredi. Cet ancien commerçant a choisi de parrainer le candidat Emmanuel Macron après avoir soutenu Nicolas Dupont-Aignan (droite souverainiste) en 2012 et Gérard Schivardi (extrême gauche) en 2007. 

"Macron, ça fait trente ans que j'attends ça !". Les trois derniers candidats parrainés par le mairie sont chacun aux antipodes les uns des autres. Pour 2017, il a choisi d'accorder son parrainage à Emmanuel Macron, qui vient de présenter un programme empruntant à la droite et à la gauche. "J'apprécie sa volonté de prendre les bonnes idées à gauche comme à droite. Il dépasse les clivages... Macron, ça fait trente ans que j'attends ça !", explique-t-il à FranceInfo.

Dupont-Aignan a perdu un parrainage. Et en attendant un tel candidat, lors de la précédente présidentielle, Gérard Dagry avait choisi Nicolas Dupont-Aignan, candidat en 2012 mais aussi en 2017, qui malgré des efforts pour fidéliser ses soutiens, n'a pas convaincu. "Il m'a même invité à une exposition de peinture dans sa ville d'Yerres !" raconte l'élu.

Un "parrainage de colère". Quant à Gérard Schivardi en 2007, il assure que c'était un parrainage de colère. À l'époque, le candidat du Parti des travailleurs avait été mis de côté par l'Association des maires de France pour s'être autoproclamé "candidat des maires". "Cette polémique m'avait agacé, alors je lui avais accordé un parrainage de colère." Mais cette fois-ci, ce sont des convictions politiques qui ont guidé le choix de Gérard Draguy. 

La course aux parrainages. Pour le moment, François Fillon est le seul candidat à avoir dépassé les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature à l'élection présidentielle. Le candidat LR est suivi d'Emmanuel Macron (En Marche !), avec 229 parrainages, Nathalie Arthaud (LO) 201, Benoît Hamon (PS) 184 et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) 87. La candidate du Front national, Marine Le Pen, en a pour l'heure 25. Philippe Poutou (NPA) disposait lui, mercredi, de 35 paraphes et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) de 31.