Présidentielle : Montebourg défend un projet "socialiste mais pas seulement"

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Présidentielle : Montebourg défend un projet "socialiste mais pas seulement"
L'ancien ministre devrait annoncer sa candidature à la primaire de la gauche. @ PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Arnaud Montebourg devrait annoncer dimanche s'il participe à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle.

L'ancien ministre Arnaud Montebourg, qui doit annoncer dimanche sa candidature à la présidentielle, qualifie son projet de "socialiste mais pas seulement" dans le Journal du dimanche. En même temps qu'il officialisera sa candidature, Arnaud Montebourg présentera son "projet France" décliné en 25 propositions lors de la traditionnelle "fête de la Rose" de Frangy-en-Bresse en Saône-et-Loire. Selon le JDD, l'ancien ministre et désormais opposant de François Hollande propose de rétablir le service national, un service civil ou militaire obligatoire de six mois et égalitaire pour les hommes et les femmes.

Pouvoir d'achat, PME, Europe. Des mesures en faveur du pouvoir d'achat prévoient l'annulation pour les classes moyennes et populaires de toutes les hausses d'impôts décidées ces cinq dernières années par François Hollande. Arnaud Montebourg, qui a rejoint le monde de l'entreprise après sa sortie du gouvernement, compte lancer une mobilisation nationale en faveur des PME exerçant leur activité en France : 80% des marchés publics leur seront réservés pendant huit ans. Sur l'Europe, il entend demander aux Français "un mandat de dépassement des traités européens et de refondation de l'Union européenne". Il promet de décréter la "fin de l'austérité", soit l'abandon du plafond de 3% du déficit public autorisé au sein de l'UE.

Vers une VIe République ? Défenseur de longue date d'un passage à la VIe République, Arnaud Montebourg veut changer les missions et la composition du Sénat, où siégeraient des citoyens tirés au sort, ainsi que la réduction du nombre de députés qui seraient élus à la proportionnelle intégrale. Ce projet est "socialiste mais pas seulement", résume-t-il dans le JDD, manière de critiquer sans le nommer l'actuel ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui a confié vendredi lors d'une visite en Vendée sur les terres de Philippe de Villiers : "L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste".