Présidentielle : l'environnement, grand absent du débat télévisé entre Macron et Le Pen

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Présidentielle : l'environnement, grand absent du débat télévisé entre Macron et Le Pen
Le sujet de l'environnement n'a été abordé ni par les journalistes ni par les candidats lors du débat de l'entre-deux-tours@ Montage via AFP
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Aucun des deux candidats n'a fait de l'environnement l'une des priorités de son programme et le sujet n'est pas apparu dans le débat de mercredi soir.

Absent des thèmes proposés par les deux journalistes, comme des interventions des deux candidats, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l'environnement n'a pas été abordé lors du virulent débat télévisé d'entre-deux-tours de la présidentielle.

Une absence remarquée. Les journalistes Nathalie Saint-Cricq (France 2) et Christophe Jakubyszyn (TF1), qui avaient choisi douze grands thèmes parmi lesquels l'école, les impôts, la sécurité et l'Europe, n'ont interrogé aucun des candidats sur l'écologie. De leur côté, ni Marine Le Pen ni Emmanuel Macron n'ont développé d'eux-mêmes des sujets tels que le réchauffement climatique, les énergies vertes ou la pollution. Cette absence suscitait des réactions indignées ou déçues sur Twitter. Elle a été relevée par Jérôme Guedj, soutien de Benoît Hamon, ou encore Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.



Rester dans le nucléaire et interdire le gaz de schiste pour Le Pen. Aucun des deux candidats n'a fait de l'écologie une priorité de son programme. La candidate du Front national veut maintenir le nucléaire et imposer un "moratoire" sur l'énergie éolienne, tout en développant "massivement" d'autres énergies renouvelables (solaire, biogaz, bois). Marine Le Pen veut par ailleurs interdire l'exploitation du gaz de schiste et les OGM. Enfin l'eurodéputée considère que l'accord trouvé à l'issue de la grande conférence sur le climat à Paris en 2015, ou "COP 21", est "bancal et inexploitable".

Du bio dans les cantines et réduire la production nucléaire pour Macron. Emmanuel Macron veut "atteindre 100% de plastique recyclé d'ici 2025", réduire progressivement la production nucléaire, augmenter le prix de la tonne de carbone émise par les industries, doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque d'ici 2022. Il envisage aussi une prime de 1.000 euros pour l'achat d'un véhicule moins polluant et une proportion de 50% d'aliments bio dans les cantines scolaires et d'entreprises.