Présidentielle : Hollande prend de l'avance

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Présidentielle : Hollande prend de l'avance
Hollande, plus fort que DSK ? En tout cas, le premier semble prendre de l'avance.@ Reuters
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D'après un sondage Ifop, François Hollande est de taille à concurrencer DSK pour la présidentielle.

A en croire un sondage Ifop pour le Journal de Dimancheà paraître dimanche, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn semblent être aujourd'hui au coude-à-coude.

En effet, s'il était le candidat choisi pour représenter le PS à la présidentielle de 2012, François Hollande recueillerait 23% des voix au premier tour, soit une hausse de 2 points par rapport au précédent sondage du journal. La présidente du Front national, Marine le Pen, arriverait alors en deuxième position, avec 23% des voix, contre 22% pour Nicolas Sarkozy.

Dans l'hypothèse où Dominique Strauss-Kahn remportait la primaire socialiste, il arriverait lui aussi en tête, mais avec 26% des intentions de vote. Marine Le Pen arriverait alors toujours devant Nicolas Sarkozy, avec 22%, contre 21,5% pour l'actuel chef de l'Etat.

Marine Le Pen resterait en 2e position

Cette enquête, réalisée en ligne du 10 au 12 mai sur un échantillon représentatif de 933 personnes inscrites sur les listes électorales, "confirme la très forte incertitude relative au rapport de force électoral", écrit Frédéric Dabi de l'Ifop. Ce dernier note qu'"à moins d'un an du premier tour du scrutin, rien ne semble acquis pour ce qui concerne la qualification au second tour".

Mais, surtout, c'est la première fois que l'institut voit la patronne du FN se qualifier pour le second tour de la présidentielle, ce qui vient corroborer le phénomène de montée en puissance de la frontiste.

Les soutiens de François Hollande jubilent

Invité par le JDD à réagir à ce sondage, le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, a fait part de son soutien à François Hollande, qui incarne selon lui la victoire du PS. "Cette percée est le fruit de son travail et le résultat de sa quête pour convaincre les Français qu’il peut être le président de la République dont le pays a besoin. Nous étions peu nombreux à y croire, il y a un an. Aujourd’hui, sa personnalité et son approche suscitent de plus en plus l’adhésion", avance-t-il ainsi dans les colonnes du journal.