Présidentielle : ces mesures qui seront appliquées quel que soit le vainqueur

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Présidentielle : ces mesures qui seront appliquées quel que soit le vainqueur
Marine Le Pen et Emmanuel Macron se retrouvent sur une série de mesures communes.@ ALAIN JOCARD, Eric FEFERBERG / AFP
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Malgré la très nette fracture entre leurs deux projets, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se retrouvent sur une série de mesures communes.

Tout (ou presque) les oppose. Cela été dit, redit, et les principaux intéressés sont les premiers à le revendiquer : avec Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le second tour de l'élection présidentielle oppose deux candidats dont les projets sont radicalement différents. Pourtant, il est possible de trouver de vrais points communs dans leurs programmes. Selon qu'elle choisit la candidate Front national ou le candidat d'En Marche!, la France s'orientera sur des voies distinctes. Mais ces dix mesures seront normalement au rendez-vous quelle que soit l'issue du scrutin.



Diminution des charges des entreprises

Marine Le Pen et Emmanuel Macron souhaitent chacun "transformer" les mesures du CICE en baisses de cotisations pérennes pour les entreprises. Les deux finalistes de l'élection présidentielle s'engagent également sur une diminution de l'impôt des sociétés. Version Marine Le Pen, ça donne la création d'un taux à 24% pour les PME. Emmanuel Macron s'engage lui à une réduction "de 33,3% à 25%. La baisse commencera dès 2018 et sera opérée graduellement" sur l'ensemble du quinquennat.

Revalorisation de la rémunération des fonctionnaires

Les programmes des deux candidats s'adressent aux fonctionnaires, dont le pouvoir d'achat a été affecté par six années de gel du point d'indice qui fixe leur rémunération. Dans l'engagement numéro 86 de son programme, Marine Le Pen assure qu'elle va "dégeler et revaloriser le point d’indice pour les fonctionnaires". Emmanuel Macron veut lui améliorer le pouvoir d'achat des agents publics "grâce au basculement des cotisations salariales vers la CSG".

Augmentation du budget de l'armée

Le budget du ministère de la Défense, évalué autour de 1,8% du PIB ces dernières années, serait revalorisé par Marine Le Pen comme Emmanuel Macron. Le candidat En Marche ! fixe l'horizon 2025 pour "porter progressivement le budget de la défense à 2% du PIB". La candidate FN s'engage à l'augmenter "dès la première année du mandat à 2 % du PIB puis tendre vers 3 % à l’horizon de la fin du quinquennat". Chacun souhaite ainsi financer un renforcement des effectifs et des investissements matériels.

Rétablissement d'un service militaire

L'engagement 121 de Marine Le Pen, qui détaille ses investissements en matière de défense, couvre notamment "le rétablissement progressif d’un service militaire (minimum obligatoire 3 mois)". Le programme d'Emmanuel Macron annonce la création d'un "service militaire obligatoire et universel d'un mois". Celui-ci "s’adressera aux jeunes femmes et hommes aptes de toute une classe d’âge et devra intervenir dans les 3 ans suivant leur dix-huitième anniversaire".

Renforcement des effectifs des forces de l'ordre

Dans un contexte de tension sécuritaire et de forte mobilisation des forces de l'ordre, Marine Le Pen et Emmanuel Macron s'engagent chacun sur des recrutements (le candidat En Marche! annonçant par ailleurs la suppression de 120 000 emplois d'agents publics sur le quinquennat). L'engagement 13 de Marine Le Pen, qui vise à "réarmer massivement les forces de l'ordre", porte notamment sur un "plan de recrutement de 15.000 policiers et gendarmes". Le programme d'Emmanuel Macron prévoit la création de 7.500 postes de policier et 2.500 de gendarmes.

Construction de nouvelles places de prison

Emmanuel Macron annonce la construction de "15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat, soit environ un quart de plus qu’aujourd’hui". Le 20e engagement de Marine Le Pen prévoit pour sa part de "créer 40.000 places supplémentaires de prison en 5 ans". Les statistiques du ministère de la Justice au 1er avril décrivent une densité carcérale de 119,7%, avec 70.230 personnes écrouées pour une capacité opérationnelle de 58.670 places.

Diminution du nombre de parlementaires

Marine Le Pen y voit un moyen de "rendre la parole au peuple", Emmanuel Macron un vecteur "d'efficacité et de transparence" : les deux candidats s'engagent à réduire le nombre de parlementaires. C'est le deuxième engagement du programme de la candidate FN : "Abaisser le nombre de députés à 300 (contre 577 aujourd’hui) et le nombre de sénateurs à 200 (contre 348 aujourd’hui)." Emmanuel Macron ne donne aucun chiffre dans son programme mais a évoqué pendant la campagne l'objectif d'une diminution d'un tiers, ce qui en laisserait un peu plus de 600 pour siéger à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Introduction de la proportionnelle aux législatives

Face au plafond de verre auquel le FN se heurte régulièrement, sa présidente porte, comme Jean-Marie Le Pen avant elle, une proposition de proportionnelle "à toutes les élections". Spécifiquement, "à l’Assemblée nationale, la proportionnelle sera intégrale avec une prime majoritaire de 30 % des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5 % des suffrages pour obtenir des élus", selon son engagement 3. Emmanuel Macron s'est prononcé en faveur d'une telle mesure, dans des proportions qui restent à préciser.

Développement de la vente de médicaments à l'unité

Face aux déficits de la sécurité sociale, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont identifié une même piste pour faire des économies. "Actuellement, un médicament acheté sur deux n’est pas consommé avec un risque d’automédication et d’impact environnemental", explique le candidat En Marche! dans son programme. "Cela entraîne un gaspillage de 7 milliards d’euros par an : nous généraliserons donc la vente de médicaments à l’unité." Marine Le Pen s'engage elle à "développer" cette vente à l'unité "en imposant aux laboratoires l’adaptation de leurs chaînes de production".


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