Présidentielle : Cambadélis, "triste" du soutien de Valls à Macron, appelle les socialistes "au calme"

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Présidentielle : Cambadélis, "triste" du soutien de Valls à Macron, appelle les socialistes "au calme"
Jean-Christophe Cambadélis a reproché à Emmanuel Macron de "faire le tri dans ses soutiens"@ CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
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S'il n'a pas évoqué de sanctions à l'encontre de l'ancien Premier ministre, Jean-Christophe Cambadélis n'en regrette pas moins son engagement aux côtés d'Emmanuel Macron.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s'est dit mercredi "triste" de la décision de Manuel Valls de soutenir Emmanuel Macron, appelant "tous les socialistes au calme", sans évoquer d'éventuelles sanctions.

Pas de sanctions en vue. "Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron. Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes", écrit Jean-Christophe Cambadélis. Pour autant, le premier secrétaire n'évoque aucune sanction, semblant simplement prendre acte de la décision de l'ancien Premier ministre.

Un appel au calme. "Le Parti socialiste rappelle qu'il sera, comme toujours, au rendez-vous du combat contre le Front national. Devant la fragmentation française, source d'une crise sans précédent de la Vème République, nous restons socialistes. J'appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme", écrit-il.

Macron ferait "le tri dans se soutiens". Le Premier secrétaire critique au passage Emmanuel Macron, lui reprochant de faire "le tri dans ses soutiens". "Emmanuel Macron ne désire aucun ralliement. Avec une certaine fébrilité, il a précipité une conférence de presse définissant sa majorité présidentielle comme s'il était déjà élu président. Emmanuel Macron fait le tri dans ses futurs soutiens, ce qui est tout de même baroque à un mois de l'élection présidentielle et surtout dangereux dans la perspective éventuelle d'un deuxième tour face à Marine Le Pen", déclare-t-il.