Présidence : l'UMP porte plainte contre une "cyberattaque"

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Présidence : l'UMP porte plainte contre une "cyberattaque"
@ Nicolas Sarkozy ne veut plus entendre parler de l'UMP. Il se donne 3 mois pour changer le nom. (REUTERS)
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VOTE ELECTRONIQUE - Luc Chatel a annoncé samedi que l'UMP avait porté plainte contre la "cyberattaque" dont elle a été victime sur son site vendredi soir. 

Les adhérents de l'UMP ont rendez-vous pour élire depuis vendredi 20 heures leur président. Si le vote s'est pour l'instant globalement bien passé, la Haute Autorité de l'Union, chargée de veiller au bon déroulement du  vote, a constaté vendredi soir un bug informatique, qui a gêné momentanément le vote électronique. L'UMP a annoncé samedi matin avoir porté plainte. Le scrutin prendra fin samedi à 20 heures pour un résultat attendu à 20h30.

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L'UMP porte plainte contre une "cyberattaque". L'UMP a fait état vendredi soir d'une "attaque extérieure" sur le site qui a pendant deux heures perturbé le vote, une demie-heure seulement après l'ouverture du scrutin. Les adhérents de l'UMP ne pouvaient alors plus accéder au site internet dédié. "Il s'agit de l'un des risques anticipés et les dispositions prévues ont été mises en oeuvre. Cela a pu, cependant, avoir pour effet de ralentir l'accès au site du vote", a souligné l'UMP dans un communiqué.

Luc Chatel, secrétaire général de l'UMP, a annoncé samedi matin sur France Info que son parti avait porté plainte contre cette attaque "cette nuit, auprès du commissariat du 15e arrondissement". "Nous sommes victimes de cyberattaques", s'est-il justifié. "Nous savions que nous allions être attaqué. Le site internet de l'UMP a été victime d'attaques depuis plusieurs jours comme si ceux qui ceux qui nous veulent du mal nous testaient", a-t-il ajouté. Il a précisé que que "ce n'est pas de l'amateurisme. C'est du lourd".

La Haute Autorité de l'Union avait dans un premier temps évoqué un afflux trop important sur le site du vote pour expliquer les perturbations. 

Bruno Le Maire rappelé à l'ordre. Luc Chatel a aussi confirmé que Bruno Le Maire, un des trois candidats de cette présidentielle, avait fait l'objet d'un rappel à l'ordre. Il a continué à passer des appels vendredi en fin de journée pour inciter à voter alors que la campagne avait été officiellement clôturée. 

50.000 votes. Luc Chatel, secrétaire général de l'UMP a annoncé qu'à 8h15, 50.000 adhérents s'étaient déjà exprimé, soit "20% du corps électoral". La Haute-Autorité de l'Union avait enregistré 8.000 votants une demi-heure après le début du vote. À 22h30, 11.700 personnes avaient voté. Enfin, samedi à 6h30, le compteur affichait "plus de 35 000 votes", avançait l'UMP dans un communiqué.

Selon des informations Europe 1 recueillies auprès de l'UMP, on s'approcherait à 10h30 des 80.000 votants.



268.000 adhérents face à trois candidats. C'est la première fois que qu'un vote électronique à une si grande échelle est organisée en France. Trois candidats (l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et les deux anciens ministres Bruno Le Maire et Hervé Mariton), seront départagés par plus de 268.000 adhérents UMP, à jour de cotisation au 30 juin dernier. 

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